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VIDÉO - Deux ans après la mort de Quentin Ruot au Teich : "Notre vie s'est arrêtée"

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Par , France Bleu Gironde
Le Teich, France

Ce jeudi marque l'anniversaire du décès de Quentin Ruot, ce garçon épileptique de 23 ans mort noyé sur le plan d'eau du Teich le 2 Juillet 2018 alors qu'il était encadré par les éducatrices de l'institut d'éducation motrice de Talence. Deux ans après, ses parents réclament toujours un procès.

Les parents de Quentin Ruot, Laurence et Henri, qui se battent pour obtenir un procès après le décès de leur fils sur le plan d'eau du Teich le 2 Juillet 2018
Les parents de Quentin Ruot, Laurence et Henri, qui se battent pour obtenir un procès après le décès de leur fils sur le plan d'eau du Teich le 2 Juillet 2018 © Radio France - Laëtitia Heuveline

Deux ans après le décès de Quentin Ruot, ses parents continuent de se battre et veulent des sanctions judiciaires. Ce garçon épileptique est décédé sur le plan d'eau du Teich le 2 Juillet 2018 alors qu'il était encadré par les éducatrices de l'Institut d'Education Motrice (IEM) de Talence. Selon les parents de Quentin, une surveillance continue de leur fils de 23 ans était nécessaire, surveillance qui a fait défaut. Ils réclament un procès. 

"On n'a plus de vie. Avoir une vie c'est avoir des objectifs pour l'avenir, nous on n'en n'a plus." — Laurence Ruot

Sa mère, Laurence attend cette étape pour pouvoir faire son deuil. La voix emplie d'émotion elle explique : "Depuis deux ans, on reste figé à ce moment-là, quand notre fils a disparu. Notre vie s'est arrêtée. On n'a plus de vie. Avoir une vie c'est avoir des objectifs pour l'avenir, nous on n'en n'a plus. Notre fils n'est plus là et lui qui avait envie de vivre plein de choses, il ne les vit plus. En plus ce qui est fort maintenant c'est la colère de voir que toutes les preuves sont là, évidentes. Ce n'est pas parce qu'on est des parents meurtris qu'on veut absolument en vouloir à la terre entière. On se battra jusqu'à ce que toute la vérité, telle qu'elle est, soit faite et que tous ces gens-là se dénoncent et disent oui je savais, ce n'est pas un accident malheureux, c'est qu'on n'a pas fait ce qu'il fallait pour qu'il puisse vivre."

Une plainte pour homicide involontaire déposée en 2019

Le spécialiste du droit pénal Maître Benoît Ducos-Ader a été recruté pour faire avancer le dossier. Une plainte pour homicide involontaire avec constitution de parties civiles avait été déposée l'année dernière. L'avocat bordelais s'agace : "Quand je suis entré dans ce dossier on s'est rendu compte que l'expert nommé avait pris sa retraite. On vient donc de désigner un nouvel expert et encore on perd du temps ! Comme si de façon pathologique la justice jouait la montre en se disant plus ça sortira tard et plus le dossier sera dilué. On va demander au juge d'instruction de procéder à des mises en examen de toutes les personnes physiques et de la personne morale qui n'ont pas surveillé ce jeune garçon dont la pathologie était connue. Il y a cinq personnes pour surveiller dix personnes handicapées, soit on dit à Quentin "non tu n'iras pas te baigner", soit on le laisse se baigner et on le surveille. On veut que ce dossier avance, qu'il y ait des mises en examens et qu'il y ait un procès."

Le nouvel expert nommé va devoir examiner le dossier médical pour savoir si la pathologie de Quentin Ruot était effectivement connue de tous. Le 2 juillet 2018 l'aire de baignade du Teich était fermée, faute du nombre suffisant de maîtres-nageurs-sauveteurs la mairie expliquait à l'époque avoir baissé le drapeau. Le jeune Quentin était bon nageur mais son épilepsie fait qu'il pouvait se noyer en quelques secondes. 

La première plainte déposée par les parents avait été classée sans suite. De son côté, l'institut d'éducation motrice de Talence a toujours rejeté toute responsabilité dans ce drame et assure que la sortie était encadrée dans des conditions normale.

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