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Faits divers – Justice DOSSIER : Attentat mortel à Strasbourg sur le marché de Noël

VIDÉO - Attentat de Strasbourg : un mois après, "il faut qu'on puisse aller de l'avant"

jeudi 10 janvier 2019 à 17:00 Par Lucile Guillotin, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Un mois après l'attentat de Strasbourg, le patron de la Stub a accepté de témoigner pour France Bleu Alsace. Un de ses clients a été tué devant son restaurant par Cherif Chekatt le 11 décembre 2018.

Le restaurant La Stub, rue du Saumon à Strasbourg, devant lequel l'une des victimes de Chérif Chekatt, a été abattue. Un mois après l'attentat (attentat le 11/12/2018), le mausolée pour les victimes.
Le restaurant La Stub, rue du Saumon à Strasbourg, devant lequel l'une des victimes de Chérif Chekatt, a été abattue. Un mois après l'attentat (attentat le 11/12/2018), le mausolée pour les victimes. © Radio France - Lucile Guillotin

Strasbourg, France

Il y a un mois, le 11 décembre 2018, une fusillade en plein marché de Noël de Strasbourg faisait cinq morts et onze blessés. L'auteur de l'attentat, Cherif Chekatt, est passé par la rue du saumon. Il a abattu Pascal Verdenne, un père de famille, devant le restaurant la Stub

Il est décédé dans nos bras" - Julien, le patron de la Stub

Julien, le patron de l'établissement, raconte pour France Bleu Alsace cette soirée du 11 décembre. "Ça s'est passé très rapidement. Des clients sont venus boire un verre, monsieur est sorti avant madame et j'ai entendu une grosse détonation. J'ai lâché mon plateau, je suis sorti et j'ai vu le client à terre. J'avais encore l'assaillant à quinze mètres de moi de dos et donc j'ai préféré rentrer et baisser les volets, on ne sait pas ce qu'il allait se passer. On a attendu quelques minutes avec des collègues pour prendre en charge la victime mais quinze minutes après il est décédé dans nos bras". 

Il était important de revenir travailler et aller de l'avant" 

Depuis l'attentat, Julien consulte un psychologue. "Je suis assez solide" dit-il. "Certains se sont mis en arrêt maladie. Chacun le vit différemment et ce que je comprends. Maintenant pour moi, il était important de revenir travailler et aller de l'avant, affronter le mal par le mal comme on dit. Mais le fait d'avoir le mausolée devant les yeux, ce n'est pas évident. Pour nous le but, c'est qu'il ne soit plus là et ne plus y penser quand on arrive sur notre lieu de travail".