Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

VIDÉO-Banderole "Macronavirus" : des centaines de personnes se prennent en photo pour soutenir une Toulousaine

-
Par , France Bleu Occitanie

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux compile des centaines de selfies pris pour soutenir une Toulousaine. Elle avait passé quatre heures en garde à vue pour avoir accroché à sa fenêtre une banderole "Macronavirus, à quand la fin ?".

Capture d'écran
Capture d'écran - Compte facebook de la CGT CHU de Toulouse

Les soutiens se multiplient dans l'affaire de la banderole "Macronavirus", à Toulouse. Le 23 avril, une Toulousaine habitant la Roseraie a passé quatre heures en garde à vue au motif d'offense au chef de l'Etat. Elle avait accroché à sa fenêtre une banderole où l'on pouvait lire "Macronavirus, à quand la fin?", que des policiers lui avaient dans un premier temps demandé d'enlever. Cette banderole fait référence à la Une du journal Charlie Hebdo du 29 janvier dernier. La section du NPA de Haute-Garonne avait rapidement réagi dénonçant une atteinte à la liberté d'expression. 

500 selfies en moins de 24 h

Samedi, plusieurs associations et organisations politiques ont publié un communiqué commun, écrivant notamment : "Depuis le début du confinement des milliers de personnes accrochent banderoles et pancartes à leurs fenêtres pour dire ce qu’elles pensent de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. C’est l’un des rares moyens que nous avons pour exprimer nos revendications, le droit de manifestation ayant été suspendu dans le cadre du confinement. Nous, organisations progressistes et démocratiques toulousaines, appelons à ce que ces pratiques répressives cessent immédiatement et soient condamnées par le gouvernement ou ses représentants. Le dossier doit être refermé sans aucune poursuite." La CGT 31, ATTAC, la ligue des droits de l'homme ou encore le Parti de gauche 31, la France Insoumise et EELV ont signé ce communiqué et ont appelé les citoyens à envoyer des selfies, des photos d'eux-mêmes, avec le même slogan. Le lendemain, une vidéo a été mise en ligne.

Dans cette vidéo qui fait un peu moins de quatre minutes, publiée sur le compte facebook de la CGT CHU de Toulouse, on peut ainsi voir des centaines de photos qui défilent sur l'air de "Bella Ciao". On attend aussi des personnes parler : "On n'a pas le droit d'afficher une revendication, une question sur comment notre pays gère une crise sanitaire", dit par exemple l'un, quand une autre assure : "On est face à une atteinte de la liberté d'expression (...), c'est de l'intimidation". 500 photos auraient été reçues en moins de 24 heures.  Certains s'affichent avec un masque, d'autres sont en train de faire des grimaces. On notera aussi une photo de François Ruffin, député Insoumis de la Somme. 

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Quelles suites judiciaires ? 

Selon le communiqué des associations et partis politiques, on a fait comprendre à la Toulousaine placée en garde à vue "que l'affaire n'était pas terminée et que ses colocataires allaient également être convoqués." L'avocate de la jeune femme, Me Claire Dujardin, indique ce dimanche à France Bleu Occitanie qu'à sa connaissance il n'y a pas eu de suites pour l'instant.

Il faut noter que le délit d'offense au chef de l'Etat, qui prévoyait jusqu'à 45.000 euros d'amende, a été supprimé en 2013, mais la loi française conserve des dispositions pour sanctionner les injures et la diffamation.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess