Faits divers – Justice

VIDEO - Ce qu'il faut savoir sur l'intoxication au monoxyde de carbone

Par Blandine Costentin, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu mercredi 26 octobre 2016 à 11:36

Incolore, inodore, non irritant, le monoxyde de carbone est un gaz mortel.
Incolore, inodore, non irritant, le monoxyde de carbone est un gaz mortel. © Maxppp - Patrick James

La grande majorité des intoxications au monoxyde de carbone a lieu dans la période d'octobre à mars, quand les chauffages sont en plein fonctionnement. Au cours de l'hiver 2015-2016, 3.600 personnes ont été intoxiquées et 12 sont mortes. Découvrez comment vous protéger.

Tous les hivers, des intoxications au monoxyde de carbone se produisent, dans des logements individuels, des lieux publics ou des collectivités. Indétectable sans matériel spécialisé, ce gaz est hautement toxique : entre octobre 2015 et avril 2016, 3.608 personnes ont été intoxiquées, plus de 2.000 d'entre elles ont été hospitalisées et 12 sont décédées. C'est la période où les chauffages tournent à plein régime : les trois quarts des accidents sont signalés à ce moment là.

Le monoxyde de carbone provient d'une mauvaise combustion dans les appareils de chauffage, les cheminées, les groupes électrogènes. D'où les précautions à prendre : réviser ces appareils avant l'hiver, ne pas utiliser trop longtemps les chauffages d'appoint, placer les groupes électrogènes à l'extérieur des bâtiments... Plus généralement, respecter les consignes de sécurité indiquées par le fabriquant. Mais aussi aérer les pièces dix minutes par jour et ne pas boucher des orifices de ventilation.

Si l'accident se produit, il est difficile à détecter rapidement : le monoxyde de carbone est invisible, inodore, il n'irrite pas les voies respiratoires. Ce qui doit alerter ? Des nausées, des maux de tête, des vomissements, des pertes de connaissance : des signaux qui, malheureusement, peuvent être attribuées à d'autres phénomènes. Mais si l'on se sent mieux en quittant une pièce, si plusieurs personnes ressentent le même malaise au même endroit et au même moment, c'est un signe supplémentaire. Sans tarder, il faut appeler les urgences (15 ou 112) ou les pompiers (18). L'intoxication peut être chronique (sur plusieurs semaines) ou aigüe (en quelques heures).

Des intoxications ont déjà été signalées en France au courant du mois d'octobre, comme dans une école de la Meuse où plus de 80 personnes ont dû être examinées par les pompiers ou encore à Cavaillon où un couple de septuagénaires a été hospitalisé.

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