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VIDEO : des coiffeuses de Gerzat (Puy-de-Dôme) défendent leur "liberté de coiffer"

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

Ces professionnelles du salon Beauty Family ont tourné une vidéo dans laquelle elles reprennent la chanson de Dalida "laissez-moi danser", les paroles ayant été modifiées pour défendre leur activité. Le clip rencontre son petit succès sur le web.

Le salon Beauty Family à Gerzat (Puy-de-Dôme)
Le salon Beauty Family à Gerzat (Puy-de-Dôme) - Beauty Family

Elles auraient pu entonner "vous n'aurez pas ma liberté de coiffer" de Florent Pagny mais sans doute que l'instabilité capillaire du chanteur guévariste les en ont dissuadé pour lancer ce projet un peu fou.
Non, ces coiffeuses du salon Beauty Family à Gerzat (Puy-de-Dôme) ont préféré reprendre un tube de Iolanda Gigliotti, que tout le monde connaît sous le nom de Dalida : "Laissez-moi danser", tube du patrimoine de la chanson française, écrit par Toto Cottugno en 1969. Orlando, producteur et frère de Dalida, en fera une version disco qui rencontrera un franc succès, quelques années plus tard, lorsque le disco permettait à de nombreux amateurs et amatrices de danse à s'adonner à cette pratique festive dans, ce que l'on appelait alors, des discothèques, aujourd'hui disparues ou presque.

"Laissez-moi coiffer" reprennent donc ces professionnelles dans cette chanson, à texte (le texte modifié pour cette reprise par Marie-Hélène, WMH coiffeur, aussi réalisatrice du clip), et dans une vidéo, postée sur les réseaux sociaux, et qui fait son petit buzz.
Dans cette vidéo, Anaïs Champiat, gérante du salon, et ses collègues dénoncent, avec plus d'humour que de virulence, le fait qu'elle, et l'ensemble de ses consoeurs, soient interdites de coiffer. A nouveau depuis plus de trois semaines. Le salon de coiffure, n'étant donc pas considéré comme un commerce essentiel par le gouvernement. Et, pourtant, faut-il le rappeler, ce sont chaque jour, plus de 66 millions de Français qui se coiffent en se regardant dans une glace, ou pas d'ailleurs, si on prend en compte certains énergumènes croisés dans la rue et qui semblent livrer un combat de tous les instants avec leurs cheveux, qui, eux, n'ont qu'une seule envie, celle de recouvrer leur liberté.

"Cette vidéo a eu tout de suite du succès auprès de nos clientes, qui nous ont dit adorer et qui nous ont écrit, ça fait du bien" se réjouit Anaïs Champiat.  

Une solidarité des clientes qui laisse imaginer aussi la détresse dans laquelle ces dernières peuvent être plongées, sans assistante capillaire depuis plusieurs semaines.

La menace d'un redressement judiciaire

Mais ce confinement n'a que trop duré pour ces coiffeuses et il est temps que les salons de coiffure rouvrent pour les clientes en déshérence mais aussi, et surtout, pour ces professionnelles réduites au silence des ciseaux et autres sèche-cheveux : "c'est très compliqué, on en arrive à un point où je vais peut-être devoir licencier mais ça je ne veux même pas l'imaginer" confie la gérante.

En attendant le déconfinement des shampoings et des bigoudis, les coiffeuses de Beauty Family devraient sortir une nouvelle vidéo, une nouvelle reprise, moins drôle cette fois. De Léo Ferré, Barbara ? JuL ? On se sera rapidement fixé...

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