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VIDÉO - Des tirs de mortier d'artifice d'une grande intensité contre les policiers à Béziers

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Par , France Bleu Hérault

Robert Ménard interpelle le ministre de l'Intérieur après les tirs de mortier ce lundi soir dans le quartier de la Devéze à Béziers. L'élu lui demande d'intervenir au plus vite pour débarrasser le quartier de ces jeunes qui pourrissent la vie des habitants et mettre un terme à leur juteux trafic.

Illustration tirs de Mortier d'artifice
Illustration tirs de Mortier d'artifice © Maxppp - Jean pierre Nguyen van hai-barbi

Les images de tirs de mortiers d'artifice à Béziers dans le quartier de la Devéze ce lundi soir ont été intenses. "Nous avions l'impression d'être le 14 juillet", raconte un habitant excédé. Deux équipes de policiers ont été prises à partie vers 23 heures alors qu'elles intervenaient suite à l'incendie d'une caméra de vidéoprotection et d'une voiture.

Une trentaine de jeunes, dont de nombreux mineurs d'après nos informations, ont alors attaqué la BAC et un véhicule de Police secours. Heureusement aucun blessé n'est à déplorer. Mais les tirs d'artifice sont impressionnants. Sur la vidéo que nous avons pu nous procurer (voir c-dessous), les projectiles partent dans tous les sens. Des tirs spectaculaires comme ceux tirés en octobre 2020 contre le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) mais d'une intensité moindre 

Robert Ménard dénonce cette nouvelle agression. La troisième en moins de dix jours. Le maire et président de l'agglomération de Béziers demande au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin d'intervenir au plus vite. 

"Les habitants dans le quartier n'en peuvent plus. Certains veulent se faire justice eux-mêmes. Ce n'est pas concevable. C'est aux forces publiques, c'est à l'État de prendre ses responsabilités. Ça dépasse les fonctions du maire que je suis."

"C'est insupportable qu'un certain nombre de gens préparent des pièges pour attaquer la police" dixit Robert Ménard.

"C'est insupportable qu'un certain nombre de gens préparent des pièges pour attaquer la police. C'est anormal qu'elle soit obligée de reculer face à des énergumènes, des salopards pareils, des dangers publics."

Douze policiers supplémentaires en septembre pour remplacer les départs à la retraite

La ville de Béziers a demandé que la police municipale de Béziers puisse bénéficier de l'expérimentation leur accordant plus de pouvoir. La loi le permet aujourd'hui.

"J'espère que nous aurons une réponse positive du ministre de l'Intérieur et que les villes retenues ne le seront pas en fonction des affinités politiques avec tel ou tel maire. Ce serait odieux et insupportable."

"On ne peut pas accepter ces violences. Ces tirs se sont déroulés à proximité de la rue où on a retrouvé cette jeune fille qui imaginait s'en prendre à l'église juste au même endroit et aux paroissiens le jour de Pâques et tout ça dans une espèce d'impunité impunité."

"Ils se sentent chez eux. Et non, ils sont pas chez eux."

"Ils représentent une toute petite minorité" rajoute Robert Ménard. "Ils pourrissent la vie de tous les gens du quartier. Les habitants du quartier en ont marre de ces gens-là. Ils en ont assez". Les habitants nous appellent au secours, disant que ça ne peut pas durer, que ce n'est pas acceptable qu'un certain nombre de gens fassent la loi comme ils le font.

"Entre le Ramadan, le confinement, et les contrôles, ils ne peuvent pas faire leurs trafics. Ils sont énervés en ce moment et ils s'en prennent à la police. Mais c'est insupportable comme idée."

Aucun blessé n'est à déplorer d'un côté comme de l'autre. Malgré l'intensité des tirs, les fonctionnaires de police ont su les esquiver. Aucun d'entre eux n'a réagi. "Mais qu'en sera-t-il demain ? Si l'un d'entre eux venait à perdre son sang-froid ouvrant le feu se sentant menacé ? 

"On n'arrive pas à nous débarrasser ces cancres-là, de cette petite pègre qui pourrit tout le quartier. Je vous rappelle que ces mêmes jeunes menacent aussi des pompiers, les  médecins. Bref tout le monde."

"La Devéze, ce n'est pas Dallas. Ce n'est pas Chicago, ni le Bronx. C'est 40 ou 50 petits merdeux qui nous pourrissent la vie. Alors il faut se donner les moyens. J'en  ai parlé avec le sous-préfet ce mardi matin. Il faut se donner les moyens de les mettre hors d'état de nuire parce qu'ils sont des nuisibles".

Le sous-préfet de Béziers, que nous avons sollicité, n'a pas souhaité donner une suite favorable à nos sollicitations.

"Il faut y aller avec plus de gens et nous débarrasser de ces gens-là, parce que les gens de la Devèze n'en peuvent plus. C'est aux forces publiques, c'est à l'État de prendre ses responsabilités."

"Que va faire le ministre de l'Intérieur" conclut Robert Ménard. "Qu'est-ce qu'il compte faire ? Va-t-il me donner les moyens ? Se donner les moyens ? Donner les moyens à la population de vivre calmement ? Le pari de la sécurité, ce n'est pas 12 policiers comme l'a annoncé Emmanuel Macron lors de son déplacement la semaine dernière à Montpellier.

"On a besoin de plus. Bien sûr que ce sont des effets d'annonce à un an de la présidentielle. On voit bien qu'il y a une exaspération. Et à un an des élections, comme il faut bien dire qu'on a fait quelque chose contre l'insécurité, quand on a si peu fait, alors du coup, il envoie des effectifs. Mais ici, cela ne changera rien. 12 policiers supplémentaires, c'est insuffisant."

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