Faits divers – Justice

VIDEO - Dordogne : le cycliste aurait gagné 500 euros de primes avec son vélo truqué

Par Benjamin Fontaine, France Bleu Gironde et France Bleu Périgord lundi 2 octobre 2017 à 19:58

Le vélo truqué et le dispositif ont été exposés lors de la conférence de presse.
Le vélo truqué et le dispositif ont été exposés lors de la conférence de presse. © Radio France - Benjamin Fontaine

Le procureur de la République de Périgueux a tenu une conférence de presse ce lundi 2 octobre après la découverte d'un moteur dans le vélo d'un cycliste amateur ce dimanche 1er octobre à Saint-Michel-de-Double.

Le procureur de la République de Périgueux s'est exprimé ce lundi 2 octobre après la découverte d'un moteur électrique dans le vélo d'un cycliste amateur ce dimanche 1er octobre lors d'une course de troisième catégorie. Le cycliste, Cyril, âgé de 43 ans et licencié au club de Mussidan a été entendu plusieurs heures par les gendarmes de Montpon-Ménestérol. Comme il l'a expliqué à France Bleu Périgord, l'homme a reconnu avoir utilisé son mécanisme lors de cinq courses cyclistes. "Le vélo aurait été acheté en Chine pour 300 euros et le petit moteur sur internet pour 2.700 euros," a précisé le procureur de la République de Périgueux Jean-François Mailhes.

Utilisé pour la première fois le 21 août

Le cycliste périgourdin aurait utilisé son vélo truqué pour la première fois le 21 août 2017. Grâce à ce dispositif il aurait réussi à récolter 500 euros de primes. "Pour le moment il reste simple mis en cause dans le cadre d'une enquête préliminaire. Les gendarmes poursuivent leurs investigations afin de savoir si le vélo a pu être utilisé dans d'autres courses." L'enquête préliminaire terminée, le procureur décidera des suites à donner à cette affaire. Le cycliste pourrait être poursuivi pour escroquerie et tentative d’escroquerie. Il risque aussi plusieurs années de suspension de courses.

Christophe Bassons, représentant de l'agence de lutte contre le dopage en Nouvelle-Aquitaine est revenu sur les circonstances de cette "interpellation". "Tout est parti d'un signalement venu du milieu sportif il y a six jours. J'ai ensuite travaillé sur des photos trouvées sur internet pour me rendre compte qu'il y avait quelque chose qui clochait sur le vélo", raconte l'ancien cycliste professionnel. "Tout a été organisé avec la fédération, le parquet et les gendarmes. Ma crainte était qu'il n'ait pas son vélo sur la course car il s'agissait de la dernière de la saison." La suite est désormais connue. "Il faut que les gens comprennent que ce n'est pas de la délation, il s'agit de faire évoluer le sport et d'empêcher ce genre de triche. Ce n'est sûrement pas le seul, mais dans ce cas il faut le faire savoir."