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VIDÉO - Fusillade aux Aubiers : "Lionel était un enfant comme les autres", assure l'avocat de ses parents

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Une semaine après la fusillade du 2 janvier aux Aubiers, à Bordeaux, qui a coûté la vie au jeune Lionel, 16 ans, quatre personnes sont toujours en détention, mises en examen pour "meurtre en bande organisée" notamment. L'avocat des parents du jeune tué dénonce les "préjugés" exprimés par certains.

Maître Yann Herrera, avocat à Bordeaux, épaule les parents du jeune Lionel.
Maître Yann Herrera, avocat à Bordeaux, épaule les parents du jeune Lionel. © Radio France - Bastien Munch

"Tout ce qu'on a imaginé, c'est le fruit des préjugés dès lors que ça touche certains quartiers", affirme maître Yann Herrera, avocat des parents de Lionel, mort sous les balles lors d'une fusillade dans le quartier des Aubiers, à Bordeaux, le samedi 2 janvier. Après l'interpellation de cinq jeunes dans les jours qui ont suivi, quatre d'entre eux ont été placés en détention provisoire et mis en examen notamment pour "meurtre en bande organisée" vendredi 8 janvier. 

"Ce qui m'est exposé par cette famille, c'est qu'on a véritablement un enfant qui était comme les autres, avec ses plaisirs : le foot, de temps en temps la console, sa scolarité en seconde", explique l'avocat, alors que des rumeurs de règlements de compte se sont répandues à la suite de la fusillade. "Il n'avait rien de plus rien de moins qu'une vie tristement banale pour mourir sous des balles", déplore l'avocat.

Des parents "terrassés"

Maître Herrera, qui suit déjà plusieurs autres clients aux Aubiers, explique que les parents de Lionel sont "terrassés", mais ne ressentent "aucune colère". "Dans un premier temps, j'ai ressenti des gens qui n'avaient pas l'air de réaliser ce qu'il se passait", explique Yann Herrera. "Aujourd'hui, quand je discute avec eux, j'ai l'impression qu'il y a un contre-coup, surtout pour la maman. Le beau-père est là pour affronter tout cela, c'est lui qui est devenu mon interlocuteur privilégié."

Selon maître Herrera, les parents de Lionel restent pour l'instant à distance de l'enquête en cours. "Les parents veulent simplement se recueillir, récupérer le corps de leur fils, et l'enterrer. Et ensuite, évidemment, que les coupables soient jugés et punis", indique-t-il. "Cela pose aussi d'autres difficultés : la famille est en Afrique et on a tout un tas de circonstances administratives qui font que ce n'est pas simple de se recueillir auprès d'un corps en pleine enquête pénale", continue Yann Herrera. "Pour les parents, c'est la réalité autour de ce décès qui a la priorité sur tout le reste."

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