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Faits divers – Justice

VIDEO La justice au quotidien, dans les coulisses du palais de justice de Metz

jeudi 5 novembre 2015 à 15:13 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord

Vous trouvez que la justice est lente et pourtant voici le service du traitement en temps réel. Un service du parquet. C'est un peu la gare de triage. Chaque jour, des personnes qui sortent de garde à vue y sont présentées pour y être déferrées et savoir si elles sont poursuivies.

La substitut du procureur Clara Ziegler face à un homme qui sort de garde à vue.
La substitut du procureur Clara Ziegler face à un homme qui sort de garde à vue. - François Pelleray

Voici l'univers de la justice au quotidien avec des magistrats qui prennent des décisions en temps réel, dans un service du parquet justement appelé le service du traitement en temps réel, le TTR.**

La porte d’entrée

C'est un bureau au parquet où tout va très vite, des coups de fil aussi nombreux qu'à France Bleu Lorraine. C'est la porte d'entrée dans les arcanes de la justice pénale. C'est un bureau avec deux substituts du procureur et une greffière. Les substituts ont un casque de téléphone sur la tête, parce que les appels des policiers et gendarmes s’enchaînent pour faire le point en temps réel sur les enquêtes. « Mais il vaut mieux abuser du téléphone plutôt que de faire une boulette dans une enquête », explique Emeline Dannenberger, substitut du procureur de Metz. En tout cas, le téléphone n'est jamais resté plus de cinq minutes sans sonner le jour du reportage, et encore c’était une journée calme.

Le tableau des gardes à vue

L'objet le plus important, c'est le tableau sur lequel sont inscrits les noms de toutes les personnes en garde vue sur le secteur du tribunal de Metz. C'est à dire jusqu'à Boulay et Sarrebourg. Les yeux sont rivés sur ce tableau, car au bout de 48 heures sonne la fin d'une garde à vue classique. Donc les heures défilent, et les magistrats « attendent » les comptes rendus des policiers et gendarmes.

Les substituts de permanence au TTR, E.Dannenberger (à droite) et C.Ziegler. - Aucun(e)
Les substituts de permanence au TTR, E.Dannenberger (à droite) et C.Ziegler. - François Pelleray

La mémoire de Cassiopée

Au parquet, les magistrats consultent un logiciel, baptisé Cassiopée, qui enregistre tout, les condamnations et même les procédures en cours dans toute la France.

Le déferrement

Quant l’affaire est grave, la personne est conduite au palais de justice, sous escorte, les menottes aux poignées. On les lui retire, c'est ce que l'on appelle le déferrement, retirer les fers. Et l'entretien avec un magistrat peut commencer. Les magistrats peuvent avoir face à eux des personnes épuisées par deux jours de garde à vue, parfois malades, ou en manque de drogue.

Le TTR différent du tribunal

On ne condamne pas au TTR. C'est une gare de triage en temps réel, soit vous échappez à un procès (ordonnance pénale), soit vous êtes convoqué plus tard devant un tribunal, soit vous êtes jugé quasiment sans attendre en comparution immédiate.

Auparavant, il fallait multiplier les courriers entre les enquêteurs et le parquet, aujourd'hui, tout se fait par téléphone, par mail, sans oublier le fax.

Reportage au bureau du traitement en temps réel au parquet de Metz.