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VIDÉO - "La justice ne doit pas devenir un spectacle" s'inquiète le président du Tribunal de Pau

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Le ministre de la Justice a indiqué ce lundi vouloir que "tous les procès soient filmés et diffusés". Au Tribunal de Pau (Pyrénées-Atlantiques), certains craignent que les caméras influencent les magistrats. D'autres se félicitent qu'elles aident les citoyens à comprendre la justice.

Le Président du Tribunal de Grande Instance de Pau, Jean-Pierre Boucher, ne souhaite pas que les procès soient filmés en permanence comme aux États-Unis.
Le Président du Tribunal de Grande Instance de Pau, Jean-Pierre Boucher, ne souhaite pas que les procès soient filmés en permanence comme aux États-Unis. © Radio France - Manon Claverie

"Cela ressemble déjà à du théâtre, un procès. Il ne faut pas que cela devienne un spectacle !" Jean-Pierre Boucher, le président du Tribunal de Grande Instance de Pau (Pyrénées-Atlantiques) ne souhaite pas que tous les procès soient filmés et diffusés. C'est pourtant ce qu'a indiqué vouloir instaurer, "d'ici la fin du quinquennat", le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti.

Quelle curiosité pourrait amener des spectateurs à s'intéresser à des procès qui touchent à l'intime, si ce n'est une curiosité malsaine et morbide                      
Jean-Pierre Boucher, président du TGI de Pau.

Si Jean-Pierre Boucher entend que des procès comme celui des attentats de Charlie Hebdo, historiques, soient "enregistrés pour être archivés et étudiés par les professionnels", il ne voit pas "quelle curiosité pourrait amener des spectateurs à s'intéresser à des procès qui touchent à l'intime, si ce n'est une _curiosité malsaine et morbide_".Maître Frédéric Bellegarde, avocat au barreau de Pau et ancien bâtonnier, craint que les caméras et micros, ces "instruments étrangers", changent la manière de se comporter des juges, avocats ou justiciables. Pour son confrère Jérôme Marbot, "la justice a besoin de temps. La filmer peut la précipiter dans un tourbillon médiatique, des réseaux sociaux, qui ne lui convient pas." 

Une visée pédagogique ? 

Seul le représentant palois de l'Union syndicale des magistrats, Jérémy Forst, défend l'idée : "Les procès sont déjà publics. Nous n'avons rien à cacher." Selon lui, médiatiser la justice aiderait les citoyens à mieux la comprendre : "Certains nous appellent encore « Votre honneur » et nous demandent si on a un marteau !"

Le délégué palois de l'Union syndicale des magistrats, Jérémy Forst, ne voit pas d'inconvénient à ce que ses audiences soient filmées.
Le délégué palois de l'Union syndicale des magistrats, Jérémy Forst, ne voit pas d'inconvénient à ce que ses audiences soient filmées. © Radio France - Manon Claverie
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