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VIDÉO - La cycliste Marion Sicot : "Chaque lundi, je devais lui envoyer des photos de moi en sous-vêtements"

Saint-Aignan-des-Gués, France

La cycliste Marion Sicot vient de porter plainte pour harcèlement sexuel contre son ex-manager. Elle accuse Marc Bracke de l'avoir forcé à lui envoyer des photos d'elle en sous-vêtements. La jeune loirétaine témoigne et dénonce un engrenage qui l'a conduite à se doper en juin 2019 : "J'ai sombré".

Marion Sicot, chez elle, dans le Loiret, le 23 juin 2020
Marion Sicot, chez elle, dans le Loiret, le 23 juin 2020 © Radio France - Johan Gand

La cycliste Marion Sicot, 28 ans, a annoncé, lundi, avoir porté plainte "il y a un mois" contre son ancien manager, Marc Bracke, pour harcèlement sexuel. Suspendue depuis un an, après avoir été contrôlée positive à l'EPO lors des championnats de France en juin 2019, elle témoigne au micro de France Bleu Orléans, depuis chez elle, à Saint-Aignan-des-Gués, dans le Loiret

La jeune femme, qui a également été suspendue par l'académie d'Orléans-Tours de son CDD au sein de l'éducation nationale (comme responsable de la section cyclisme au lycée Pasteur, au Blanc, dans l'Indre), selon son avocat Antoine Woimant, affirme qu'elle a pris de l'EPO ("une seule fois" dit-elle), "pour regagner sa place" dans l'équipe belge Doltcini-Van Eyck, dont elle avait été mise à l'écart.

Des photos en sous-vêtements

Et la raison de cette mise à l'écart, dit-elle aujourd'hui, c'est qu'elle avait refusé d'envoyer des photos d'elle en sous-vêtements à son manager, Marc Bracke, qui prétextait vouloir ainsi contrôler son poids à distance. Aujourd'hui, Marion Sicot raconte : "chaque lundi matin, je devais lui envoyer des photos de moi en sous-vêtements, devant et derrière. Ensuite, il voulait des photos encore plus intimes, en string, et c'est pour ça que ça s'est envenimé par la suite". 

Un cercle vicieux, jusqu'au dopage

Car Marion Sicot dit avoir refusé d'envoyer des photos d'elle en string en avril 2019 : "je ne peux pas, c'est au-dessus de mes forces. Son manager devient alors "un peu plus méchant suite à ces refus". La Loirétaine évoque des "paroles blessantes", notamment, et dit entrer dans un "cercle vicieux" dans lequel "on s'enferme, on plonge, on sombre et on fait des actes qui nous ressemblent pas".

Je mérite d'être suspendue"

Marion Sicot évoque, là la prise d'EPO ("c'était le 24 juin, le jour de mon anniversaire"), et ajoute aussitôt : "je mérite d'être suspendue et d'avoir une sanction". Le 8 mars dernier, la loirétaine, qui a débuté au sein du club de Châteauneuf-sur-Loire, avait d'ailleurs avoué s'être dopée, dans l'émission Stade 2

Ce que veut la sportive, aujourd'hui privée de compétition et de son emploi, c'est qu'on comprenne son histoire et que son ex directeur sportif "soit puni" et "qu'il soit écarté du monde du sport". "Si ça peut aider d'autres sportives à porter plainte aussi...", ajoute Marion Sicot qui affirme qu'une autre jeune femme a elle aussi déposée une plainte.

J'avais peur des représailles"

La jeune femme affirme avoir beaucoup hésité lorsque son manager lui a demandé ces photos la première fois : "j'aime tellement mon sport, j'ai tellement envie de participer aux compétitions que je me dis "bon, allez je le fais", sinon j'ai peur des représailles ou autres ou de ne pas courir au final sur les compétitions". Marion Sicot dénonce sa "crainte" liée à la "supériorité d'un manager sur un coureur".

Marion Sicot en a-t-elle parlé à ses co-équipières à l'époque ? "Non, je gardais ça pour moi, c'était plus de la honte que j'avais. Ces choses-là, on ne les partage pas généralement, on les garde pour soi, on s'isole et on se dit que c'est peut-être de notre faute si on nous demande nos photos".

L'Union cycliste internationale saisie de l'affaire

En février, Le Monde avait indiqué que la commission d'éthique de l'UCI (union cycliste internationale) a ouvert une "procédure formelle" concernant la formation belge, à la suite de témoignages d'autres sportives de l'équipe. Marion Sicot a également saisi la commission d'éthique de l'UCI.

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