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VIDÉO - Meurtre de Laura à Alençon : un rassemblement devant son appartement pour dire "stop aux féminicides"

250 habitants d'Alençon se sont réunis mercredi soir devant l'appartement où Laura, 21 ans, a été retrouvée morte la semaine dernière. Son ex-compagnon est mis en examen pour assassinat.

Sur le trottoir, des roses blanches ont été déposées devant la porte du 27 rue Sainte-Blaise. C'est là, dans un appartement du centre-ville d'Alençon, que le corps de Laura, 21 ans, a été retrouvé par la police vendredi dernier. Des bouquets, un petit ange en porcelaine blanche avec un papier, avec marqué : "condoléances". 

Fanny s'accroupit : "Moi j'ai ramené une bougie, avec un petit ange dessus". La jeune fille l'allume, les yeux rougis. C'était une grande amie de Laura, elles se connaissaient depuis trois ans : "Je m'en veux", dit-elle. "On s'était un peu perdues de vue ces derniers temps, on s'était dit qu'on allait se revoir, et je m'en veut de ne pas y être allée plus tôt". 

Parmi la foule, des victimes de violences

Laura, apprentie au CFA d'Alençon, a été tuée par son ex-petit ami de 22 ans, qui a reconnu les faits et s'est rendu à la police, accompagné par sa mère. Le jeune homme est mis en examen pour assassinat. Il a été écroué. Le collectif pour les droits des femmes de l'Orne a appelé au rassemblement, ce mercredi soir, pour dire "stop aux féminicides", comme le dit une pancarte. 

Moi j'ai la peur à chaque fois que mon téléphone sonne qu'on m'annonce que ma fille est morte

Devant le message, brandi par une militante, une foule de 250 personnes s'est rassemblée pour rendre hommage à la jeune femme. Des camarades de classe du CFA, en pleurs, se prennent dans les bras. Mais il y a aussi des gens plus âgés. Delphine, 27 ans, s'identifie à ce qui s'est passé : "Moi j'ai subi des violences il y a six ans. J'aurais pu y passer. Cette Laura, c'était sûrement une fille bien", dit-elle. 

"Même elle, on l'a tuée"

A côté, emmitouflée dans son écharpe, une mère de famille a tenu à venir : "J'imagine la douleur des parents. Ma fille aussi est une victime. Elle subit des violences, de la part de son ex. On a porté plainte, plusieurs fois, ça ne sert à rien. Et ça fait deux ans qu'on vit ça. Moi j'ai la peur à chaque fois que mon téléphone sonne qu'on m'annonce que ma fille est morte", dit-elle. 

"Laura, c'était, de ce qu'en disent les gens qui la connaissaient, une jeune fille bien sous tous rapports, gentille, belle, bien éduquée. Eh bien même elle, on l'a tuée", souligne Marie Albert, une des membres du collectif qui a appelé au rassemblement. La dame, elle, espère que la justice fera "son travail". Et qu'elle ne trouvera "pas d'excuses" au meurtrier de Laura : "Ces hommes là, ils sont très forts pour ça, les excuses". 

Violences conjugales - 3919 numéro d'urgence
Violences conjugales - 3919 numéro d'urgence © Radio France - radio france
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