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VIDÉO - Procès des militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan : "Vous avez trahi mon frère"

Huit ans après la mort de Jallal Hami lors d'un exercice de bahutage à l'école militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan, quatre relaxes et trois condamnations ont été prononcées ce jeudi 14 janvier par le tribunal correctionnel de Rennes. Son frère, Rachid estime que le juge a "trahi [son] frère".

Les juges n'ont pas suivi les réquisitions du parquet. Ce jeudi 14 janvier, le tribunal correctionnel de Rennes a prononcé quatre relaxes dans le procès des militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan jugés pour la mort de Jallal Hami en 2012. Il y a huit ans, ce jeune homme de 24 ans s'est noyé lors d'un soirée de transmission des traditions organisée par les élèves de deuxième année.

Le juge a décidé de condamner l'un des deux supérieurs hiérarchiques poursuivis, à six mois de prison avec sursis. Deux élèves écopent de six et huit mois de prison avec sursis. Les trois autres sont relaxés. Les juges ont estimé qu'aucune faute caractérisée ne pouvait être retenue à leur encontre. Les motivations de cette décision seront connues dans les prochains jours.

J'avais l'impression d'être dans un confessionnal

Après avoir entendu le délibéré, le frère de Jallal Hami, Rachid, s'est levé et s'est adressé au juge. "Monsieur, je vous remercie d'avoir trahi mon frère, une fois de plus. Vous m'avez déçu," a-t-il lancé. "J'avais le sentiment que le juge Kerhoas avait transformé cette salle en église. J'avais l'impression d'être dans un confessionnal avec un prêtre bienveillant qui demandait à ces pauvres pêcheurs de se confesser et aujourd'hui il les a absouts de leurs pêchés." 

Rachid Hami a aussi commenté le quantum "ridicule" des peines prononcées par le tribunal correctionnel. "Je ne savais pas que la mort de mon frère méritait qu'on l'efface du casier judiciaire de ceux qui ont causé sa mort. Tout cela me laisse un goût amer."

Ils ont trahi la justice de mon pays.

La justice a en effet ordonné qu'aucune mention au bulletin numéro deux du casier judiciaire des prévenus ne soit faite. "Les juges n'ont pas dit le Droit. Ils ont aménagé la vie de ceux qui ont conduit à la mort de mon petit frère. Ils ont trahi la justice de mon pays. J'espère de tout cœur que le procureur Astruc fera appel", a confié Rachid Hami. De son côté, le procureur de la République de Rennes explique qu'il se laisse encore quelques jours pour étudier le jugement d'une quarantaine de pages et décider ou non de faire appel.

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