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Faits divers – Justice DOSSIER : Procès Jacques Rançon

VIDÉO - Procès Rançon : des faits qui remontent à plus de 20 ans

jeudi 1 mars 2018 à 17:02 Par Isabelle Lassalle, France Bleu Roussillon et France Bleu

Le procès de Jacques Rançon est prévu du 5 au 26 mars 2018. Il comparait pour deux viols et deux meurtres, une tentative de meurtre et une tentative de viol. Retour sur la chronologie des faits, 20 ans plus tard.

Deux des victimes faisaient partie des "disparues de la gare de Perpignan".
Deux des victimes faisaient partie des "disparues de la gare de Perpignan". © Maxppp -

Perpignan, France

Une série de meurtres a lieu à Perpignan à la fin des années 1990, c’est l’affaire dite des « disparues de la gare ». Près de 20 ans plus tard, du 5 au 26 mars 2018, se déroule le procès de Jacques Rançon, accusé d'avoir tué deux d’entre elles. Il a reconnu deux meurtres, mais également une tentative de meurtre et une tentative de viol. Lors de ces homicides et agressions, Jacques Rançon a toujours agi en menaçant ses victimes avec une arme, en l’occurrence un couteau, et en état de récidive pour avoir été condamné pour le crime de viol aggravé en 1994. Retour sur les grandes dates de l’affaire Rançon depuis 20 ans.

Début des faits en 1997

Le 20 décembre 1997, une étudiante en sociologie de 19 ans, Mokhtaria Chaïb, disparaît entre la gare et la cité universitaire. Son corps mutilé est retrouvé le lendemain, avenue Nungesser et Coli. Six mois plus tard, Marie-Hélène Gonzalez arrive en gare de Perpignan depuis Argelès, puis elle est portée disparue. La jeune femme est retrouvée morte le 26 juin 1998, près du péage sud de Perpignan. Son corps est lui aussi affreusement mutilé, il a été éviscéré et décapité.

Sur les affaires de Mokhtaria Chaïb, un mélange d’au moins quatre ADN permet d’établir deux profils, mais partiels. Il faudra attendre août 2014, pour que le logiciel du FNAEG puisse faire des rapprochements avec des profils partiels.

Les premiers aveux de Jacques Rançon en 2014

À la suite d’un rapprochement, Jacques Rançon est interpellé à son domicile le 14 octobre 2014. L’homme de 54 ans est entendu dans les locaux de la police judiciaire de Perpignan. Après plus de 24 heures de garde à vue, Jacques Rançon passe aux aveux. Il reconnaît le meurtre de Mokhtaria Chaïb, retrouvée mutilée le 21 décembre 1997.

Le lendemain de cette interpellation, une jeune femme de 19 ans voit la photo de Jacques Rançon dans la presse et reconnaît son agresseur. En mars 1998, elle a reçu plusieurs coups de couteau au ventre et a manqué de peu d'être égorgée, au pied de son immeuble à Perpignan, avant de réussir à échapper à son agresseur.

Nouveaux aveux en 2015

Jacques Rançon est soupçonné d’être l’auteur de cette tentative de meurtre. Il est placé en garde à vue le 3 juin 2015 et reconnaît l’agression. Cinq jours plus tard, à cause de ses aveux, il est également entendu dans l’affaire Marie-Hélène Gonzalez et il avoue le viol et le meurtre de la jeune femme en juin 1998.

Enfin, le 18 juin 2015, Jacques Rançon reconnaît la tentative de viol, sur une jeune femme de 19 ans près du pont Arago à Perpignan en septembre 1997.

Le procès en 2018

Jacques Rançon est placé en hôpital psychiatrique en raison d'un état mental "fragile", fin juin 2015. Cet ancien cariste magasinier au lourd passé de délinquant sexuel, est incarcéré depuis l'automne 2014. Son procès est prévu du 5 au 26 mars 2018.