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VIDÉO - Assassinat de Yann Piat, députée du Var, il y a 25 ans

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Provence

Âgée de 44 ans, députée UDF du Var après avoir commencé son parcours politique au Front national aux côtés de Jean-Marie Le Pen, Yann Piat est assassinée le 25 février 1994. 25 ans après, les doutes subsistent sur le mobile et le ou les commanditaires.

Portrait de Yann Piat, députée du Var.
Portrait de Yann Piat, députée du Var. © Maxppp -

Le 25 février 1994, il y a 25 ans, la députée du Var Yann Piat est assassinée sur les hauteurs de Hyères. Elle vient de quitter sa permanence et son chauffeur la conduit vers son domicile, quand elle est abattue par deux hommes à moto sur la route du Mont des Oiseaux. Trois tirs atteignent la députée pendant que son chauffeur est blessé d'une balle dans la cuisse. Il arrive à conduire la voiture jusqu'à la caserne des pompiers, mais Yann Piat décède sur place. À ce jour, elle est la seule femme politique assassinée en France.

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À cette époque, Hyères est régulièrement le lieu d'attentats, d'incendies et de règlements de comptes. La ville des Palmiers est devenue "Hyères-les-bombes" où règne un climat mafieux. Le mode opératoire, connu à Marseille et dans le Var, évoque le banditisme. La moto est retrouvée, incendiée, non loin du lieu du crime. C'est un véhicule volé.

La piste politique

La piste du meurtre politique est envisagée. Les liens entre le sénateur UDF Maurice Arreckx avec Jean-Louis Fargette, l’un des "parrains" du Var, est de notoriété publique. Fargette a été abattu un an plus tôt, en Italie. Deux ans avant, dans une lettre, Yann Piat citait cinq noms en cas de mort suspecte, notamment Arreckx, Fargette et Bernard Tapie.

Moins de 48 heures après l'assassinat, vaste coup de filet des enquêteurs. Près de 30 personnes sont interpellées : des notables politiques, tout comme des membres du milieu varois. Joseph Sercia, conseiller général UDF-PR du Var et principal opposant de Yann Piat, est suspecté et placé en garde à vue.

La piste mafieuse

Trois mois après le crime, un peu par hasard, l'enquête s'oriente vers la piste mafieuse, grâce au témoignage d'une jeune toxicomane. Elle a participé au vol de la moto qui a servi pour le meurtre avec deux jeunes de la bande du bar le Macama. C’est la garde rapprochée du patron, Gérard Finale.

Ils sont tous interpellés le 15 juin 1994. Lucien Ferri avoue avoir tiré, Marco di Caro reconnaît avoir conduit la moto. Gressler et Tomassone faisaient le guet. Gérard Finale, 45 ans, est suspecté d'être le commanditaire. Il se rêvait en  "parrain" du Var et Yann Piat voulait "faire le ménage" dans le département. Le patron du Macama est incarcéré.

La piste politique relancée

Mais en octobre 1997, deux journalistes relancent la piste politique en publiant un livre, "L'Affaire Yann Piat : des assassins au cœur du pouvoir". Ils accusent deux hommes politiques du sud-est de la France, François Léotard et Jean-Claude Gaudin (alias l’Encorné et Trottinette), d’être les véritables commanditaires. Yann Piat aurait détenu des documents compromettants sur ces deux anciens ministres. En fait, les deux journalistes ont été volontairement désinformés.

Un procès fleuve

Le 4 mai 1998, le procès s’ouvre devant la cour d’assises du Var à Draguignan. Il doit durer six semaines avec sept accusés, Gérard Finale et sa bande de jeunes. Gérard Finale continue de nier toute implication. Avec le tireur Lucien Ferri, ils sont condamnés à la réclusion à perpétuité, le conducteur Marco di Caro à 20 ans, les autres membres de la bande de 6 à 15 ans. Le plus jeune est acquitté.

Gérard Finale est décédé à l'âge de 65 ans. Après un peu plus de 16 ans de détention, Lucien Ferri bénéficie d'une liberté conditionnelle. Il meurt en février 2013 d’une méningite foudroyante. Sorti de prison en novembre 2007, Marco Di Caro y retourne pour une agression à main armée en janvier 2008. Les autres membres de la bande sont libres, après avoir purgé leurs peines de prison.

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