Faits divers – Justice

VIDÉOS - Saint-Étienne-du-Rouvray "cicatrise" pour son maire, Hubert Wulfranc

Par Bénédicte Courret et Coralie Moreau, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu samedi 1 octobre 2016 à 5:40

Hubert Wulfranc : "Etre plus forts après, qu'avant."
Hubert Wulfranc : "Etre plus forts après, qu'avant." © Radio France - Bénédicte Courret

Il sera présent lors de la réouverture de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray ce dimanche 2 octobre. Le maire communiste de St Etienne, Hubert Wulfranc, a reçu France Bleu avant cette cérémonie dite de réparation qu’il voit comme une "cicatrisation sociale".

Sa réaction après la mort du père Jacques Hamel, assassiné par deux terroristes de Daech dans l’une des églises de Saint-Étienne-du-Rouvray, était bouleversante. "Soyons ensemble les derniers à pleurer et à être debout contre la barbarie et dans le respect de tous" disait-il alors.

Près de deux mois plus tard, Hubert Wulfranc, maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, évoque les "idées sombres" de certains habitants de sa ville, un papier anonyme glissé dans sa boîte aux lettres mais insiste aussi sur les sourires, les poignées de main, une volonté partagée d’aller de l’avant. "Je remercie les Stéphanais d’avoir prolongé l’esprit de l’hommage du 28 juillet, nous sommes dans cette trajectoire."

Les Français sont, pour un certain nombre, mal dans leur peau."

Quand on lui demande comment éviter qu’un tel drame se reproduise, il répond qu’il faudrait insister sur les politiques de santé, notamment mentale, politiques d'éducation, politiques de ville, etc. Un plaidoyer qui a du sens quand on sait qu’Adel Kermiche, l’un des auteurs de l’attentat, originaire de Saint-Étienne-du-Rouvray, avait été suivi à l’adolescence. Il n’a pas de nouvelle de la famille du jeune homme depuis l’attentat. N’a pas cherché à en avoir. Et ne souhaite visiblement pas en parler.

Plus forts après, qu'avant."

Ce dimanche, lui qui est communiste et athée, sera présent, aux côtés de l'évêque de Rouen, dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray pour "un mot d’accueil républicain". Que dira-t-il ? Sa voix se noue. "Je rapprocherai deux figures majeures disparues, Jacques Hamel et le petit Aylan (cet enfant réfugié syrien retrouvé mort sur une plage de Turquie alors qu’il tentait de rejoindre l’Europe et dont la photo avait bouleversé la planète, NDLR). Je pense que l'un comme l'autre, à travers deux actualités différentes, peuvent légitimement converger pour dire des choses dans le vivre ensemble." Un temps et il reprend : "Cette cérémonie c'est une étape de l'objectif : être plus forts après, qu'avant".

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