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Faits divers – Justice

Vierzon : la relaxe pour deux incendiaires présumés

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Par , France Bleu Berry

La relaxe pour deux jeunes de Vierzon, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Bourges, après l'incendie, notamment d'une aire de jeux dans le quartier du Colombier. C'était le 22 mai dernier. Relaxe au bénéfice du doute.

Le prétoire du tribunal de grande instance de Bourges
Le prétoire du tribunal de grande instance de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

Ces deux jeunes de 18 et 20 ans, ont nié être présents ce soir là dans le quartier à l'heure de l'incendie. L'accusation reposait notamment sur un témoin anonyme. Le tribunal a estimé que les preuves manquaient. Le substitut du procureur l'a reconnu lui-même : il n'y a pas de preuve irréfutable de la responsabilité de ces deux jeunes majeurs dans cette série d'incendies, mais un faisceau d'indices. Un chalumeau, retrouvé dans le sac de l'un des prévenus et les déclarations de ce témoin qui affirme avoir vu trois jeunes de type turc s'enfuir de l'aire de jeu le soir où elle a brûlé. Il les reconnaîtra sur les photos que lui présenteront les policiers. Une procédure viciée, dénonce Me Sandrine Barré pour la défense : ces trois jeunes étaient les seuls de moins de 40 ans sur ces photos... Pas de trace ADN, pas d'empreintes les incriminant, pas d'images de vidéo surveillance pouvant les mettre en cause. Et le témoin n'affirme pas les avoir vu allumer quoi que ce soit.  Il est vrai que le dossier d'accusation parait bien vide. Mais voilà, l'un des prévenus passe pour un petit caïd qui fait peur à tout le monde au Colombier... Est-ce suffisant pour le condamner s'interroge Me Senly, regrettant au passage que l'emploi du temps des prévenus n'ait même pas été vérifié. En droit français, le doute doit toujours bénéficier aux accusés. Le tribunal n'avait donc pas d'autre choix que la relaxe.