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Vincent Lambert : le Conseil d'État se prononce ce mardi

Par Bénédicte Courret, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu Drôme-Ardèche mardi 24 juin 2014 à 6:00

Conseil d'État
Conseil d'État © Radio France

Le Conseil d'État rend sa décision ce mardi, sur le cas de Vincent Lambert, hospitalisé en état végétatif au CHU de Reims. Sa famille se déchire depuis plusieurs mois sur son sort. Vendredi, le rapporteur public s'était prononcé contre son maintien en vie.

Le cas Vincent Lambert est devenu un symbole du débat sur l'euthanasie. Ce mardi 24 juin, le Conseil d'État se prononce sur son maintien en vie, ou pour l'arrêt des soins. Vendredi lors d'une audience publique, le rapporteur du Conseil d'État avait recommandé la fin de l'acharnement thérapeutique.

Interrompre le traitement dans le cadre de la loi sur la fin de vie

Avec cet avis, le rapporteur public, Rémi Keller, recommande donc l'annulation de la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Celui-ci s'était prononcé pour le maintien en vie de Vincent Lambert alors que le CHU de Reims avait décidé d'arrêter de l'alimenter et de l'hydrater artificiellement. Pour Rémi Keller, "la décision d'interrompre le traitement correspond aux conditions de la loi de 2005 " sur la fin de vie.

Vincent Lambert, 38 ans, est tétraplégique après un accident de voiture il y a cinq ans. Depuis, sa famille se déchire sur la décision à prendre. Les parents du patient hospitalisé à Reims plaident pour un maintien en vie alors que son épouse et certains membres de sa famille demandent une euthanasie passive en invoquant le respect des convictions de Vincent Lambert.

Sara Nourdin, l'une des avocates de l'épouse de Vincent Lambert, Rachel Lambert, était notre invitée à 8h10.

Sara Nourdin, avocate de l'épouse de Vincent, Rachel Lambert

"Artificiellement emmuré dans son état"

Vincent Lambert est incurable et son état de conscience minimale s'est aggravé : c'est ce que disait le rapport d'expertise commandé par le Conseil d'État en vue de l'audience du jour. Rémi Keller s'appuie également sur cette expertise médicale pour affirmer que "le traitement n'a pas d'autre effet que de le maintenir artificiellement emmuré dans son état ".

L'affaire Vincent Lambert est liée au débat sur la loi Léonetti sur la fin de vie. Ce texte est également largement évoqué aux assises des Pyrénées-Atlantiques où le docteur Bonnemaison est jugé pour avoir "empoisonné" sept patients en fin de vie.

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