Faits divers – Justice

Vincent Lambert : le rapporteur du Conseil d'État se prononce contre le maintien en vie

Par Bénédicte Courret, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu Drôme-Ardèche vendredi 20 juin 2014 à 10:12 Mis à jour le vendredi 20 juin 2014 à 11:48

Conseil d'État
Conseil d'État © Radio France

Le cas de Vincent Lambert est au cœur du débat sur l'euthanasie en France. Ce vendredi, lors d'une nouvelle audience, le rapporteur du Conseil d'État s'est prononcé contre le maintien en vie de Vincent Lambert. Le Conseil d'État rendra sa décision le 24 juin prochain.

Le rapporteur public du Conseil d'État se prononce contre le maintien en vie de Vincent Lambert. Le Conseil d'État réexaminait une nouvelle fois cette affaire ce vendredi et il rendra sa décision le mardi 24 juin prochain. Le cas Vincent Lambert est devenu un symbole du débat sur l'euthanasie.

Interrompre le traitement dans le cadre de la loi sur la fin de vie

Avec cet avis, le rapporteur public, Rémi Keller, recommande donc l'annulation de la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Celui-ci s'était prononcé pour le maintien en vie de Vincent Lambert alors que le CHU de Reims avait décidé d'arrêter de l'alimenter et de l'hydrater artificiellement. Pour Rémi Keller, "la décision d'interrompre le traitement correspond aux conditions de la loi de 2005 " sur la fin de vie.

Vincent Lambert, 38 ans, est tétraplégique après un accident de voiture il y a cinq ans. Depuis, sa famille se déchire sur la décision à prendre. Les parents du patient hospitalisé à Reims plaident pour un maintien en vie alors que son épouse et certains membres de sa famille demandent une euthanasie passive en invoquant le respect des convictions de Vincent Lambert.

"Artificiellement emmuré dans son état"

Vincent Lambert est incurable et son état de conscience minimale s'est aggravé : c'est ce que disait le rapport d'expertise commandé par le Conseil d'État en vue de l'audience du jour. Rémi Keller s'appuie également sur cette expertise médicale pour affirmer que "le traitement n'a pas d'autre effet que de le maintenir artificiellement emmuré dans son état ".

L'affaire Vincent Lambert est liée au débat sur la loi Léonetti sur la fin de vie. Ce texte est également largement évoqué aux assises des Pyrénées-Atlantiques où le docteur Bonnemaison est jugé pour avoir "empoisonné" sept patients en fin de vie.

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