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CARTE - Canicule : neuf départements en vigilance rouge, 53 en orange

Viol, agressions sexuelles : un directeur de colo face aux enfants qui l’accusent

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Ils sont cinq enfants à lui faire face depuis deux jours à la cour criminelle expérimentale de Metz, mais en tout neuf plaintes se sont accumulées contre cet éducateur, directeur de colonies de vacances. Le verdict est attendu jeudi soir.

La cour criminelle doit rendre son verdict jeudi soir.
La cour criminelle doit rendre son verdict jeudi soir. © Maxppp - Gilles Wirtz

Il est rare d’entendre des mineurs parler publiquement des agressions sexuelles qu’ils ont subies, souvent le huis clos s’impose. Mais cette fois, les agissements d’un éducateur de Montigny-Lès-Metz sont décrits au grand jour devant la cour criminelle expérimentale de Metz. Depuis mardi, un homme âgé de 48 ans fait face à cinq des neufs jeunes plaignants. Neuf plaintes se sont accumulées, mais cinq jeunes se sont constituées parties civiles.

J’ai dû aller m’enfermer dans les toilettes

Un garçon raconte comment ce moniteur venait s’allonger dans son lit à l’aube lors d’un camp de vacances dans l’Hérault en 2014. "Il a glissé sa main sous mon pyjama pour me toucher le zizi. Je me retournais, mais il continuait. J’ai dû aller m’enfermer dans les toilettes". Cet enfant avait 10 ans l’époque. "Il a détruit ma vie". 

Sans voix pendant deux jours

Un autre avait 13 ans lors d’un camp en Espagne, la même année. "Dans ma tente, il a touché mon sexe et il a mis un doigt dans mes fesses. J’étais tétanisé. Je me suis senti menacé de mort, je me demandais s’il allait me tuer". La sidération était tellement grande que ce garçon a eu une extinction de voix pendant deux jours. L’accusé avait 42 ans à cette époque. Il assume beaucoup de choses mais il conteste la pénétration, c’est un viol. 

Un des plaignants raconte son histoire lors de vacances en Espagne en 2014, il avait 13 ans.

Masturbation collective dans un hangar désaffecté

Les témoignages s’enchaînent sur les jeux qui tournaient autour du sexe, sur les douches communes. Il n’y avait pas que les vacances. À Woippy, cet homme, qui a quasiment toujours été célibataire, proposait des sorties football à des enfants encore plus jeunes, au stade de l’Arsenal à Metz ou dans des city stades. Les parents avaient confiance en lui. Mais son côté très tactile était omniprésent, "c’était gênant" raconte un jeune en larmes à la barre. Et puis, un autre décrit lors de ces sorties "des scènes de masturbation collective dans un hangar désaffecté, des claques sur les sexes". 

Des excuses

L’accusé, en détention provisoire depuis un peu plus de deux ans, présente des excuses, mais discute certains faits au cas par cas. Et puis il tient à raconter son contexte. "J’ai plongé dans la pédopornographie sur Internet car j’avais besoin de décompresser. Entre 2008 et 2014, j’avais des pressions professionnelles, financières, familiales". 

Un parcours professionnel toujours tourné vers les enfants

Néanmoins, cet homme très tactile avec les garçons uniquement, a toujours travaillé auprès d’enfants. Dès 1995, il obtient un diplôme d’éducateur. Il est embauché dans un centre de loisirs à Custines. En 2005, il est recruté au centre départemental de l’enfance de la Moselle. Cela n’a duré qu’un an. Ensuite, il a dirigé des camps de vacances, sans compter sa grande implication au club de la RS Magny.

Il encourt au maximum une peine de 20 ans d’emprisonnement. Le verdict est attendu jeudi soir. 

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