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Dossier : Coronavirus

Conséquences du confinement : les violences intrafamiliales restent élevées

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Alors que le nombre des faits de délinquance semble officiellement en chute libre, les violences intrafamiliales, elles, malheureusement, se maintiennent. Quant aux victimes, elles ont plus de mal à alerter les secours.

Slogan lors d'une manifestation contre les violences conjugales
Slogan lors d'une manifestation contre les violences conjugales © Radio France - Philippe Thomain

Les autorités craignaient cet effet secondaire du confinement. Le nombre de violences intrafamiliales ne semble pas baisser comme les autres faits de délinquance, bien au contraire. "Il semble qu'avec ce confinement ces violences continuent, s'accentuent même" indique ce lundi, après deux semaines de confinement, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric Maillaud.

Les services de police et de gendarmerie dressent le même constat. "On remarque plus de tensions chez la population de manière générale, c'est évident" confirme un gradé de la gendarmerie. Un phénomène qu'on retrouve donc au sein des foyers.

Un confinement qui renforce l'isolement

Le confinement peut accentuer la violence de certaines personnes, mais il peut aussi empêcher les victimes d'alerter les services ou les associations, comme AVEC 63, une association puydômoise qui fait du soutien psychologique, de l'accompagnement social, et de l'information juridique. Des services à la fois gratuits et confidentiels.

"Il y a une vraie difficulté pour ces victimes potentielles d'alerter par exemple nos services" constate David Dégéry, directeur de l'association.
Les locaux d'AVEC 63 sont fermés depuis deux semaines, "mais il y a la ligne téléphonique qui fonctionne, le 04 73 90 12 24", rappelle le responsable. "On peut ainsi aider ces victimes, et le cas échéant les placer en lieux sûrs. Et puis, c'est à chacun d'être vigilant et de contacter la police ou la gendarmerie en cas de doute, s'il entend des bruits suspects dans son voisinage."

Les pharmacies, refuge des victimes

Les pharmaciens ont aussi leur rôle à jouer. Le gouvernement a mis en place un dispositif qui va permettre aux victimes de leur signaler les violences dont elles sont l'objet.

Autre possibilité, sur internet, une plateforme, arretonslesviolences.gouv.fr, doit permettre aux victimes de signaler leurs problèmes.

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