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Faits divers – Justice
Dossier : Violences à la fac de droit de Montpellier

Violences à la fac de droit de Montpellier : la ministre diligente une enquête

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Des dizaines d'étudiants ont manifesté leur colère après l'irruption d'un commando jeudi soir dans un amphithéâtre de l'université de Montpellier. La ministre de l'Enseignement supérieur dépêche des enquêteurs sur place. Le doyen de la fac se justifie.

Une des étudiantes blessées
Une des étudiantes blessées - Chloé Sanchez

Montpellier, France

Une dizaine de personnes ont fait irruption jeudi soir dans un amphithéâtre de la fac de droit de Montpellier occupé par une cinquantaine d'étudiants. Le commando armé de barres de bois a fait sortir les étudiants avec une violence qui a surpris et choqué les jeunes dont certains dormaient. Plusieurs témoins affirment que le doyen de la fac de droit était présent, qu'il n'aurait rien fait pour empêcher ces violences.

Faculté fermée, le président dépose plainte

Suite à ces violents incidents, le président de l'université de Montpellier, Pierre Augé, a décidé de fermer la fac de droit jusqu'à lundi "afin de prévenir tout risque de troubles à l’ordre public et d’éviter toutes atteintes à la sécurité des personnes et des biens". Condamnant tout acte de violence, il a déposé plainte contre X, "afin que toute lumière soit faite sur les événements survenus la nuit dernière".

La ministre diligente une enquête

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a elle aussi condamné les violences : "L'université est et doit rester le lieu du dialogue et du débat et rien ne peut justifier le recours à quelque forme de violence que ce soit." La ministre souhaite que toute la lumière puisse être faite sur les faits qui ont permis à ce groupe d’individus de s’introduire au sein de l’établissement. Elle a missionné immédiatement l’inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche (IGAENR) afin qu’elle se rende sur place dès lundi. "Sur la base des conclusions de cette enquête, Frédérique Vidal prendra l’ensemble des décisions qui s’imposent, en engageant le cas échéant, des poursuites judiciaires."

Ce vendredi midi, près d'un millier d'étudiants se sont rassemblés devant la fac de droit pour dénoncer ces violences et manifester leur colère et leur dégoût. 

"J'ai demandé à deux reprises à la police d'intervenir dans la journée pour faire évacuer l'amphithéâtre, le soir tout a dégénéré en échauffourées." Philippe Pétel, doyen de la fac de droit

Le doyen de la fac de droit mis en cause par de nombreux témoins s'explique : "L'amphithéâtre était occupé depuis le début de l'après-midi par des étudiants extérieurs à la fac de droit, la situation était très tendue entre ces grévistes et les étudiants en droit qui ne souhaitaient pas que la fac soit occupée pour continuer de travailler. J'ai demandé à deux reprises à la police d'intervenir pour faire évacuer l'amphi, mais le préfet a refusé."

"La situation nous a échappé du fait des occupants."

"Après, vers minuit, on s'est trouvé en présence de blocs hostiles avec des gens de l'extérieur. On ne savait pas d'où ils sortaient. La situation a dégénéré avec des échauffourées très violents, tout est allé très vite. La situation nous a échappé, du fait des occupants. En aucun cas, je n'ai encouragé ces violences, explique Philippe Pétél. C'est un débordement, tout va très vite, on ne sait pas qui tape sur qui dans ces cas. Cet amphithéâtre n'avait pas à être occupé, ce sont des gens de l'extérieur qui veulent imposer leur volonté à des étudiants de dDroit qui sont très différents. Ça déchaîne les passions. Je dénonce ces violences, ce n'est pas acceptable, c'est pourquoi je voulais l'intervention de la police qui aurait calmé le jeu."
 

Le Doyen de la Faculté de Droit de Montpellier, Philippe Pétel

Chloé, l'une des étudiantes blessées - Aucun(e)
Chloé, l'une des étudiantes blessées - Chloé Sanchez
Des centaines d'étudiants ont manifesté ce jeudi devant l'université - Radio France
Des centaines d'étudiants ont manifesté ce jeudi devant l'université © Radio France - Elena Louazon
  - Radio France
© Radio France - Elena Louazon
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© Radio France - Elena Louazon
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