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Violences de surveillants sur des détenus : "On jettera toujours l'opprobre sur notre fonction", déplorent les syndicats

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Par , France Bleu Berry

C'est un rapport explosif que l'Observatoire international des prisons a remis, ce lundi : il évoque les violences commises par des surveillants sur des détenus. Les syndicats pénitentiaires regrettent que ce rapport ne prenne pas en compte les violences dont sont victimes les surveillants.

La maison centrale de Saint-Maur dans l'Indre.
La maison centrale de Saint-Maur dans l'Indre. © Radio France - Aurore Janroux

Il n'y a aucune statistique officielle sur le sujet. Mais la section française de l'Observatoire international des prisons met les pieds dans le plat, concernant la question des violences commises par les surveillants pénitentiaires sur des détenus. Ces deux dernières années, l'OIP aurait reçu près de 200 signalements. Le rapport passe mal auprès de nombreuses organisations syndicales.

Des actes violents isolés selon les syndicats

"Je suis assez outré qu'on puisse tenir ce genre de propos. _Il n'y a pas une journée qui se passe sans qu'un surveillant soit agressé_", tranche Frédéric Chauvet, délégué Ufap/Unsa en région Centre-Val de Loire. Selon lui, ce rapport de l'OIP se trompe de réalité et passe sous silence les violences dont sont victimes les surveillants de prison. "Dès que ça ne va pas dans leur sens, les détenus nous insultent ou passent à l'acte : accrocher par le t-shirt un surveillant jusqu'à des coups de poing", poursuit-il.

"Il n'y a pas une journée qui passe sans qu'un surveillant ne soit agressé", dénonce Frédéric Chauvet, du syndicat Ufap/Unsa

En début d'année, à la centrale de Saint-Maur, un collègue s'est fait ébouillanter !"

Frédéric Chauvet ne nie pas l'existence d'actes de violences par des surveillants. "Je sais que c'est arrivé dernièrement à la maison d'arrêt d'Angers, un surveillant qui a frappé un détenu. Mais c'est un acte relativement isolé. De toutes les formations qu'on a, on nous apprend à ne pas sortir de nos gonds mais malheureusement, ça peut déraper", explique-t-il, mettant en avant le manque de personnel. 

Il regrette la publication de ce rapport, qui fait du mal à la profession. "Quoiqu'on fasse, on a l'impression de ne jamais être entendu, de ne jamais être pris pour des gens normaux et qu'on jettera toujours l'opprobre sur notre fonction", déplore Frédéric Chauvet, délégué Ufap/Unsa en région Centre-Val de Loire. "Il y a des utopistes qui aimeraient ne plus voir de prisons en France ou alors sans surveillants. Que cet organisme existe pour contrôler les choses qui s'y passent, c'est très bien. Qu'il dénonce des choses qui ne sont pas vraies, ça s'appelle de la diffamation", conclut Frédéric Chauvet.

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