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Dossier : Violences communautaires à Dijon

Violences à Dijon : 11 condamnations pour trafic de drogues ou attroupement avec armes

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Onze personnes comparaissaient ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Dijon. Elles ont été jugées lors de deux audiences distinctes, l'une pour trafic de stupéfiants, l'autre pour "participation avec armes à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage".

Les condamnations pleuvent après les violences qu'a connu Dijon il y a quinze jours
Les condamnations pleuvent après les violences qu'a connu Dijon il y a quinze jours © Radio France - Thomas Nougaillon

Onze personnes condamnées ce vendredi 26 juin 2020 pour trafic de stupéfiants ou "délit de de participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage". 

Six hommes condamnés pour trafic de stupéfiants

C'est à la suite de l'enquête sur les violences survenues du 12 au 15 juin à Dijon. Six hommes de 18 à 51 ans ont été condamnés pour trafic de stupéfiants à des peines allant de six mois d'emprisonnement à domicile à 18 mois de prison dont 8 avec sursis, détaille le procureur de la République de Dijon Eric Mathais dans un communiqué.

Deux jeunes seront jugés fin juillet

Deux autres jeunes ont demandé un délai pour préparer leur défense. Ils ont été placés sous mandat de dépôt et seront jugés le 28 juillet. Un mineur de 17 ans, a été placé en centre éducatif fermé.

Le Procureur de la République Éric Mathais et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de Côt-d'Or Jean-Claude Dunand ce vendredi 26 juin 2020 à la cité judiciaire de Dijon
Le Procureur de la République Éric Mathais et le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de Côt-d'Or Jean-Claude Dunand ce vendredi 26 juin 2020 à la cité judiciaire de Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

Interdiction de porter une arme pendant 5 ans

Dans l'autre volet de l'enquête, qui concerne la détention d'armes, cinq autres personnes, âgées de 21 à 41 ans et demeurant en Côte d'Or, ont écopé de 3 à six mois de détention à domicile avec bracelet ou de 140 heures de travail d'intérêt général. Tous ont interdiction de porter ou détenir une arme pendant cinq ans.

Quatre opération en moins d'une semaine

Toutes ces personnes avaient été interpellées lors d'opérations de recherches d'armes, au nombre de quatre en moins d'une semaine (vendredi 19 juin, ainsi que lundi, mercredi et jeudi derniers), qui avaient été déclenchées suite aux troubles survenus notamment dans le quartier sensible des Grésilles.

Certaines images n'ont pas été tournées à Dijon

Lundi 15 juin au soir, des hommes encagoulés étaient apparus sur des vidéos munis de ce qui semblait être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques, factices ou réels. Le procureur a récemment souligné que certaines de ces images n'avaient pas été tournées à Dijon.

Quatorze personnes placées en garde à vue

Neuf personnes avaient été interpellées lors de l'opération de lundi et huit lors de celle de mercredi matin, suivie d'une autre interpellation plus tard dans la journée. Quatorze personnes avaient été placées en garde à vue jusqu'à ce vendredi. Trois ont été mises hors de cause et remises en liberté tandis qu'une dernière a été convoquée le 2 juillet pour "participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage".

Des violences intervenues après des raids de Tchétchènes 

Les violences aux Grésilles et à Chenôve, en proche banlieue, avaient eu lieu après une série d'actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène, qui voulaient se venger de l'agression d'un adolescent qu'ils imputent à des dealers des Grésilles.
Dans l'enquête concernant ces faits, six Tchétchènes ont été interpellés le jeudi 18 juin. Deux ont été mis hors de cause, tandis que les quatre autres ont été mis en examen, dont trois placés en détention provisoire. Le quatrième suspect est resté libre sous contrôle judiciaire.

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