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Dossier : Violences communautaires à Dijon

Violences à Dijon : "Ce n'est pas la guerre, mais des événements très graves" selon le procureur

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Le procureur de la république de Dijon Eric Mathais le confirme sur France Bleu : les violences du weekend dans la cité des ducs sont toutes liées à un affrontement "communautariste" entre Tchétchènes et Maghrébins. Plusieurs blessés sont à déplorer, aucune interpellation n'a eu lieu. Explications

Eric Mathais, le procureur de la République de Dijon
Eric Mathais, le procureur de la République de Dijon © Radio France - Arnaud Racapé

Le bruit des hélicoptères, les fourgons de police par dizaines dans les rues de Dijon, un blessé grave quartier des Grésilles dans un véhicule parti en tonneaux. Voilà le décor très tendu ce dimanche soir à Dijon, point final d'un long weekend de violences sur fond de _"_dérive communautaire et communautariste", confirme Eric Mathais. 

Dérive communautaire et raciste

Sur les réseaux sociaux, les vidéos s'enchaînent, les commentaires haineux aussi. Certains riverains évoquent des "scènes de guerre", avec une présence en masse des forces de l'ordre aux Grésilles, soutenues par des équipes de CRS. "Ce n'est pas la guerre" nuance le procureur de la république de Dijon, "mais ce sont des _événements graves_, un peu inédits pour Dijon, et même ailleurs sous cette forme." 

Car les trois soirs de violence dans les rues du centre-ville n'ont qu'une seule et même source :  "une dérive communautaire sur fond de racisme. Ce sont apparemment des membres de la communauté tchétchène qui ont appelé sur les réseaux sociaux à partir de vendredi à venger des violences commises sur un jeune par des personnes issues de la communauté _maghrébine_. Trois soirs de suite, on a donc jusqu'à 140 personnes qui viennent à Dijon dans ce cadre-là. 

Autre confirmation : un homme est hospitalisé dans un état grave ce lundi matin après un accident lié à ces affrontements. Il était au volant du véhicule accidenté en plein quartier des Grésilles, une scène filmée en direct et publiée sur les réseaux sociaux. "Nous étions en direct au centre de commandement de la police, on voyait sur les caméras ces 140 personnes de la communauté tchétchène rassemblées sur la place du marché aux Grésilles. Et il y a un véhicule qui est venu à proximité, qui a d'ailleurs à un moment donné esquissé un mouvement pour foncer dans la foule, ensuite il y a eu cet accident." 

Pas d'interpellation, une enquête lancée à Dijon

Cela peut surprendre au vu du déploiement de forces de l'ordre. Aucun individu n'a été interpellé lors des ces violences dimanches soir. "Dans un cas comme ça", défend Eric Mathais, "la priorité c'est avant tout la sécurisation, _éviter que le pire ne se produise_. Et puis dans un second temps, dès le vendredi soir, le parquet de Dijon a décidé de co-saisir la direction interrégionale de la police judiciaire et la sûreté urbaine de Dijon pour essayer de comprendre ce qui s'est passé, de voir quelles étaient les infractions commises - violences graves, violences avec armes, dégradation -,  et puis d'identifier, d'interpeller et de poursuivre les auteurs. Car il  est évident que cette dérive communautariste est intolérable." 

Alors faut-il craindre de nouvelles violences ? "Il semble qu'après ces trois épisodes, les personnes et les véhicules qui étaient venus d'un peu toute la France _se sont rassemblés dans un dernier temps au Zénith, avant de partir_. On peut espérer que les choses s'apaiseront.  En tout cas nous resterons attentifs, et puis l'enquête judiciaire continuera évidemment."

Place de la république, zone de non-droit ?

Trafic de drogue, menaces, bagarres fréquentes. Au-delà du quartier des Grésilles, les résidents de la place de la République se sentent de plus en plus en insécurité au pied de leur immeuble. Sur une place pourtant connue pour sa vie nocturne joyeuse. "Tous les weekends, la place de la république est un des lieux d'animation nocturne, avec le pire et le meilleur. Le meilleur, c'est les terrasses de restaurants et de bars. Et puis le pire c'est les fins de soirées avec des personnes sous l'emprise de l'alcool, des comportements pas adaptés avec des véhicules, des violences graves qui interviennent régulièrement. Il est inexact de dire que rien n'est fait. Il y a tous les weekends des interpellations, et régulièrement les personnes sont gardées à vue." 

Des bagarres qui font partie de la vie d'une ville comme Dijon. Cela arrive, j'ai été procureur dans plusieurs villes.  A Brest par exemple, la vie nocturne était également très agitée, et c'était un peu les mêmes réflexions qu'on me faisait sur la situation. Mais la situation est maîtrisée, même si par moments ont assiste à des choses graves, et pas acceptables.

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