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Dossier : Violences communautaires à Dijon

VIDÉO - Violences à Dijon : mise en examen pour quatre hommes interpellés

Ce samedi, le procureur de la République de Dijon a annoncé avoir requis la mise en examen de quatre hommes, dans le cadre des violences communautaires qui ont éclaté dans la ville mi-juin. Âgés de 23 à 53 ans, ils sont notamment poursuivis pour association de malfaiteurs.

Des violences ont éclaté cette semaine à Dijon.
Des violences ont éclaté cette semaine à Dijon. © AFP - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Ce samedi, le procureur de la République de Dijon, Éric Mathais, a annoncé lors d'une conférence de presse avoir requis la mise en examen de quatre hommes dans le cadre des violences qui ont éclaté dans la ville du 12 au 15 juin. Ces hommes âgés de 23 à 53 ans sont notamment poursuivis pour association de malfaiteurs. Deux d'entre eux sont d'ores et déjà mis en examen et placés en détention provisoire. 

La ville a connu des tensions quartier des Grésilles, débutées avec une expédition punitive de membres de la communauté tchétchène envers des Dijonnais d'origine maghrébine après l'agression d'un jeune tchétchène.

"Le procureur de la République que je suis ne peut être que choqué et préoccupé face à des affrontements communauté contre communauté sur fond de discrimination voire de racisme."

A cette heure, deux hommes sont déjà mis en examen. Les deux autres attendent toujours leur passage devant le juge d'instruction. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

Ils risquent jusqu'à dix ans de prison

Lors de son point presse, le procureur de la République a rappelé que six personnes avaient été interpellées "dès le jeudi 18 juin 2020 au matin dans différents points du territoire". Au cours des gardes à vue et des auditions, deux personnes ont été mises hors de cause et ont donc été remises en liberté. Ce samedi matin, le parquet de Dijon a ouvert une information judiciaire. Et les quatre hommes ont été présentés au tribunal.

Il s'agit de trois hommes russes et d'un Français né en Russie, jamais condamnés. Ils résident à Saint-Etienne, Troyes, Dole et Dijon. Il sont poursuivis pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de dix ans d'emprisonnement, et participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations.

Le plus jeune, âgé de 23 ans, et un homme de 29 ans sont également poursuivis pour dégradations aggravées et violences aggravées par trois circonstances : la présence d'armes, la réunion de plusieurs auteurs, et des violences commises en raison de l'appartenance vraie ou supposée des victimes à une ethnie, une nation ou une prétendue race. Selon le procureur, "ces personnes reconnaissent avoir été présentes pour tout ou partie des événements mais elles contestent personnellement avoir commis des violences ou des dégradations". 

Le parquet a requis le placement en détention provisoire des quatre hommes. Pour l'heure, un seul d'entre eux, un homme de 53 ans, est incarcéré. Le procureur a souligné que "pour ces faits, la peine encourue la plus grave est de dix ans d'emprisonnement".

Des manifestants réclament la démission du préfet

Ce samedi matin, une centaine de manifestants, des habitants du quartier des Grésilles, se sont réunis à Dijon pour réclamer la démission du préfet, accusé de laxisme face aux expéditions punitives menées le week-end dernier par la communauté tchétchène.

Dans un communiqué de presse, Bernard Schmeltz, le préfet de région et de Côte-d'Or avait répondu à ces attaques : "Une opinion infondée voudrait faire croire que la police n'est pas intervenue et que les quartiers auraient été abandonnés à la vindicte d'un groupe violent. Il n'en est rien, bien sûr".

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