Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Violences communautaires à Dijon

Violences à Dijon : le syndicat de policiers Alliance demande à rencontrer le maire depuis plusieurs années

-
Par , France Bleu Bourgogne

Après quatre jours de violence inédite à Dijon et l'annonce de renforts de police et de gendarmerie par le ministère de l'intérieur, le secrétaire régional du syndicat "Alliance Police Nationale", Stéphane Ragonneau était sur France Bleu Bourgogne ce mercredi 17 juin.

Stéphane Ragonneau, secrétaire régional du syndicat Alliance Police nationale
Stéphane Ragonneau, secrétaire régional du syndicat Alliance Police nationale © Radio France - Arnaud Racapé

150 policiers supplémentaires vont être déployés sur le terrain pour ramener le calme dans les quartiers de Dijon, selon la promesse du numéro 2 du ministère de l'intérieur, Laurent Nuñez, en visite dans la cité des ducs ce mardi 16 juin. Une visite de soutien aux forces de l'ordre, mobilisées face aux violences depuis quatre jours et critiquées pour leur manque de réactivité. Le Stéphane Ragonneau, le secrétaire régional du syndicat Alliance Police était sur l'antenne de France bleu Bourgogne au lendemain de ces annonces. 

Stéphane Ragonneau, secrétaire régional du syndicat Alliance Police

Etes-vous satisfait des renforts de police annoncé par le secrétaire d'Etat de l'Intérieur Laurent Nuñez ? 

On ne peut être que satisfait du renfort de la gendarmerie et de nos collègues d'autres départements au regard de cette violence inouïe qui est arrivée vendredi au centre ville de Dijon et des quatre jours qui ont suivi.  C'est unique en France ce qui est arrivé à Dijon. On n'a jamais vu des groupes armés et hiérarchisés, quasi militaires, déferler comme ça directement pour faire la loi.

Vous dites que vos collègues ne pouvaient pas agir par la force ce weekend à Dijon sous peine de mettre le feu aux poudres, n'est-ce pas un aveu d'impuissance ? 

Non c'est vraiment professionnel parce que franchement, si on était intervenu comme on le fait habituellement avec la Brigade anti criminalité et les unités canines qui ont l'habitude d'aller sur le terrain et d'interpeller, cela aurait été extrêmement dangereux, une poudrière, et on aurait pu faire "exploser" le centre ville en quelques sortes. Il y aurait eu des tirs, des blessés, des victimes collatérales.   

Vous n'êtes pas dépassés en nombre par cette violence également ? 

Bien sûr mais même pendant les attentats de 2015, les frères Kouachi n'étaient que deux armés de Kalachnikov. Quand vous avez plus cents personnes avec des fusils d'assaut, on ne va pas créer une fusillade à l'intérieur d'un quartier!

Que vous manque-t'il pour ramener  le calme sans compter sur des renforts extérieurs? 

Dans ce genre de conditions, on est de toute façon obligé de se poser et de réfléchir pour pouvoir intervenir en évitant des dégâts collatéraux et que les habitants de Dijon aient à subir des tirs de fusils de guerre. 

La confiance s'effrite déjà entre la population et les forces de l'ordre en ce moment, comment faire pour recoller les morceaux? 

Je fais appel aux politiques. Voyez ce qui s'est passé à Dijon. On a des gens de tous bords qui viennent et qui ne soutiennent pas la police et qui l'accusent de tous les maux. Quand elle intervient, il ne fallait pas. Quand elle n'intervient pas, il fallait qu'elle le fasse. Nous sommes les "boucs émissaires". En ce moment nous sommes en pleine élection municipale. Le maire de Dijon, François Rebsamen a soutenu un moment sa police, maintenant il reproche aux renseignements territoriaux de ne pas avoir fait son travail ou de l'avoir fait à moitié. Cela fait 18 ans que Monsieur Rebsamen est à Dijon et ça fait plusieurs années qu'on demande à le rencontrer. Mais on n'a jamais pu le faire. Il faut qu'il écoute les policiers de terrain, même si ce sont des syndicats qui le disent. On est élu. 87% des policiers dijonnais ont voté lors des élections professionnelles donc nous sommes représentatifs et on voudrait le rencontrer  

Choix de la station

À venir dansDanssecondess