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Faits divers – Justice DOSSIER : Violences à la fac de droit de Montpellier

Violences à la fac de droit de Montpellier : l'enquête administrative préconiserait des sanctions disciplinaires

dimanche 27 mai 2018 à 12:00 Par Guillaume Roulland, France Bleu Hérault et France Bleu

Des sanctions disciplinaires à l'encontre de l'ancien doyen de la fac de droit de Montpellier et d'un de ses professeurs. C'est ce que préconiserait le rapport de l'enquête administrative réclamée par la ministre de l'enseignement supérieur après les violences du 22 mars dernier.

Le 22 mars 2018, un commando cagoulé avait violemment expulsé d'un amphi de la fac de droit des étudiants grévistes
Le 22 mars 2018, un commando cagoulé avait violemment expulsé d'un amphi de la fac de droit des étudiants grévistes © Radio France - Capture d'écran

Montpellier, France

Un peu plus de deux mois après les incidents de la faculté de droit de Montpellier, durant lesquels un commando cagoulé a violemment expulsé des étudiants grévistes, l'enquête administrative de l'Inspection Générale de l'Administration de l'Education Nationale est à présent bouclée.

Dans son édition de ce dimanche, le JDD, qui déclare avoir consulté les 28 pages de son rapport, affirme que ses deux auteurs, deux inspecteurs de l'Education Nationale, mettent clairement en cause la responsabilité de l'ancien doyen, Philippe Petel, ainsi que celle d'un des professeurs de la faculté, Jean Luc Coronel de Boissezon.

Selon un extrait publié par l'hebdomadaire, "en donnant l'ordre de libérer le passage, d'ouvrir le portillon d'accès du parking et en effectuant plusieurs allées et venues entre entre le parking et le hall" la responsabilité de Philippe Petel "s'avère pleinement engagée dans l'intrusion du commando cagoulé".

Celle de Jean-Luc Coronel de Boissezon "est également engagée, en accueillant le commando sur le parking et en participant à l'expulsion violente".

En conséquence, le rapport préconiserait "d'entamer des mesures disciplinaires à l'encontre du doyen et de l'enseignant mis en cause".

Le président de l'université attend les conclusions officielles

Le président de l'université Montpellier 1, Philippe Augé,  dont le même rapport aurait pointé "un _manque de discernement__"en autorisant "la tenue de deux réunions consécutives les 21 et 22 mars"_, déclare pour sa part ce dimanche midi avoir pris connaissance des extraits publiés par le Journal du Dimanche.

Il précise dans un communiqué que "si les faits et les propos relatés figurent effectivement dans le rapport de l'Inspection Générale lorsqu'il sera rendu public", il "saisira immédiatement la section disciplinaire compétente à l'encontre des deux personnes mises en cause".

Philippe Augé précise toutefois "attendre la publication de ce rapport dans son intégralité et sa version officielle avant de formuler tout autre commentaire".

Un rapport partisan ?

Maître Iris Christol, l'avocate de l'ancien doyen de la fac de droit, dénonce pour sa part un rapport "qui fait état de l'opinion péremptoire d'un inspecteur de l'éducation nationale".

"Je suis extrêmement choquée de constater que dans cette enquête administrative du personnel politique a été entendu. La députée La France Insoumise, son attaché parlementaire et la présidente de la Ligue des Droits de l'Homme ont été entendus alors qu'ils ne sont pas témoins directs des faits."

"Que voulez vous que dise un rapport, à part charrier des _opinions partisanes_" conclut l'avocate de Philippe Petel.