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Faits divers – Justice

Violences à Vienne après le décès d'un habitant de 19 ans : le parquet fait le point

jeudi 23 novembre 2017 à 13:48 Par Céline Loizeau, France Bleu Isère

Près de 48 heures après le décès d'un Viennois de 19 ans, happé par un train, alors que plusieurs minutes auparavant il fuyait un contrôle de la police municipale, la situation reste tendue dans certains quartiers de la ville. Ce midi, le parquet de Vienne a tenu une conférence de presse.

A gauche, François-Xavier Dulin, vice-procureur et à droite le commissaire Emmanuel Breton.
A gauche, François-Xavier Dulin, vice-procureur et à droite le commissaire Emmanuel Breton. © Radio France - Céline Loizeau

Vienne, France

Le décès d'un jeune Viennois de 19 ans, mardi après-midi, happé par un TER à hauteur de la commune de Vienne, alors qu'il venait de fuir un contrôle de la police municipale est à l'origine de violences depuis mardi soir. Ces violences ont d'abord éclaté dans son quartier de l'Isle, un quartier d'habitude tranquille. Il y a eu des feux de poubelle et des pompiers ont été caillassés. Ils ont été obligés d'appeler la police nationale en renfort. Mercredi après-midi, on a déploré de nouvelles dégradations dans ce quartier. Dans la nuit de mercredi à jeudi, ces violences se sont étendues à d'autres secteurs comme celui d'Estressin. Le feu a été mis à des containers à poubelle, quatre voitures ont été calcinées, cinq autres le sont partiellement. Ce jeudi midi, le vice-procureur François-Xavier Dulin a tenu une conférence de presse pour revenir à la fois sur ces violences mais bien évidemment les circonstances du décès du garçon.

À ce stade, aucune mise en cause des policiers municipaux

Concernant l'enquête sur le décès de ce jeune homme, selon François-Xavier Dulin "à ce stade, et alors que les investigations se poursuivent, rien ne permet d'affirmer que les policiers municipaux soient intervenus directement ou indirectement dans le décès tragique de la victime." Des images de vidéo-surveillance ont été saisies, il y a eu une autopsie. Une dizaine de personnes ont été entendues, notamment le conducteur du train dont le témoignage est déterminant. Celui-ci n'a vu qu'une seule personne marchant le long de la voie. Deux-cents mètres avant un tunnel, cette personne, le jeune garçon, décide de traverser alors que le TER arrive à sa hauteur. Il est alors 14h52 et c'est vers 14h30 que le jeune homme, connu de la justice, avait fui la police municipale qui souhaitait le contrôler pour un quad non immatriculé. Si, dans la foulée, les policiers municipaux sont allés à sa recherche, au moment du drame, ils n'étaient pas à ses trousses. "Ils ont cessé de le poursuivre vu la dangerosité connue d'une circulation à pied le long des voies de chemin de fer", a aussi indiqué le représentant du Parquet.

De nouveaux renforts côté forces de l'ordre

Dès ce drame connu, plusieurs actes de violences ont eu lieu à plusieurs reprises dans plusieurs quartiers de Vienne. Des actes condamnés fermement par le vice-procureur qui parle de "faits inadmissibles prenant comme prétexte ce drame". Rappelons que des pompiers ont été pris pour cible mardi soir et des policiers mercredi. Le Parquet précise que tout sera mis en oeuvre pour identifier les auteurs de ces actes et qu'il prendra alors "des réquisitions très fortes pour réprimer ce genre d'agissements."

La police nationale, à qui l'enquête sur le décès du jeune a été confiée, était également représentée lors de ce point-presse. Le commissaire Emmanuel Breton, chef de la circonscription de Vienne/Pont-Evêque a d'abord tenu à dire qu'il s'agissait "d'une véritable tragédie." Et de poursuivre : "on ne tolérera pas que la mémoire de la victime soit salie par toutes les exactions qui se passent tout autour." Dès hier, des renforts ont été déployés et de nouveaux vont arriver dans la journée de ce jeudi. Si, bien évidemment, le nombre de policiers déployés n'a pas été communiqué, "les effectifs vont très, très fortement gonflés" et ce dispositif concerne l'ensemble du territoire viennois. Cette nuit, les policiers ont du faire usage de bombe lacrymogène pour disperser un groupe d'individus, quartier Estressin.