Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Violences à Villeneuve-la-Garenne : "le confinement n'arrange pas les choses" selon les médiateurs de rue

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Alors que le week-end a été marqué par des violences à Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de Seine, mais aussi dans d'autres départements de l’Île-de-France, les médiateurs de rue qui travaillent sur le terrain avec les jeunes, s'inquiètent.

Photo illustration police
Photo illustration police © Maxppp - Maxppp

De nouvelles violences ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi à Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de Seine, après qu'un jeune homme a été blessé dans un accident à moto impliquant la police. Des mortiers d'artifices ont été tirés, des poubelles incendiées et les forces de l'ordre ont répliqué par des gaz lacrymogènes. Tensions également dans d'autres communes, notamment en Seine-Saint-Denis. Quatre personnes ont été interpellées à Aulnay-sous-Bois.

Tensions parfois exacerbées par le confinement

"Le confinement n'arrange pas les choses", selon Lakdar Kherfi, chef de projet à l'association Médiation Nomade. Depuis huit ans, le camion de cette association se gare en bas des immeubles dans les quartiers populaires de toute la France et ses médiateurs partent à la rencontrer des jeunes, leur proposent des soirées thématiques. L'an dernier, le camion s'est arrêté à Villeneuve-la-Garenne. "Les jeunes nous disaient qu'ils voulaient des lieux où se retrouver le soir, ils avaient besoin de respirer". Alors pour rester enfermés 24h/24h "avec une famille nombreuse dans un F4", c'est normal que certains le vivent mal, explique l'éducateur spécialisé. 

Depuis un mois, beaucoup de médiateurs ont déserté la rue, obligés de respecter les consignes de confinement, eux aussi et à défaut d'avoir les équipements de protection nécessaires. Lakdar Kherfi ne cache pas sa frustration ni son envie de retourner sur le terrain. "Il faut créer une boîte à outils grâce auxquels ont inventerait un nouveau mode de confinement dans ces quartiers".

"Le confinement n'arrange pas les choses" - Lakdar Kherfi, chef de projet à Médiation Nomade

Redéploiement de médiateurs dans la rue

À Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis,le confinement "d'une manière générale est plutôt bien respecté, excepté chez les plus jeunes au début", assure Hicham Chiki, le directeur d'Auber Médiation. Son équipe a dû aller à la rencontrer de ces habitants réticents pour leur expliquer la nécessité de respecter les règles. "Une autre partie de l'équipe passe des coups de fil pour savoir si tout va bien chez les gens, s'ils ont besoin qu'on fasse les courses par exemple". _"On nous a aussi beaucoup sollicité au début sur des conflits de voisinage"_. 

Mais même chez Auber Médiation, les moyens d'actions sur le terrain ont été réduits. Toute l'équipe devrait être redéployée la semaine qui précède le 11 mai, pour préparer le déconfinement progressif, annoncé à cette date, par le gouvernement. La ville de Saint-Denis prévoit elle aussi de renvoyer les médiateurs de son service jeunesse dans certains quartiers, dans les prochains jours. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess