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Faits divers – Justice

Violences après ASSE-Monaco : le tribunal relaxe le supporter et juge la vidéo-surveillance inexploitable

mercredi 18 avril 2018 à 21:45 Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Un homme de 44 ans a été relaxé hier par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne (Loire). C’était la seule personne poursuivie après les dégradations d'après-match entre l'AS Saint-Etienne et l'AS Monaco, le 15 décembre 2017.

Les échauffourées ont débuté à 22h48, à la fin du match.
Les échauffourées ont débuté à 22h48, à la fin du match. © Maxppp -

Saint-Étienne, France

L’ASSE et ses supporters se souviendront longtemps du match du 15 décembre 2017, lors de la 18ème journée de championnat. Ce soir là, le match se joue sans les kops, exclus après les violences lors du dernier derby. Les Verts sont humiliés au score 4 buts à 0. L’après match est aussi cauchemardesque avec des violences à l’issue de la rencontres : cinq policiers sont blessés et le stade Geoffroy-Guichard subit des dégradations estimées aujourd’hui par la métropole à 12.167 euros. Roland Romeyer, patron de l'AS Saint-Etienne, dira d’ailleurs à l’issue de la rencontre qu’il ne "reconnait pas ses supporters".  

Un seul prévenu 

Après ce match catastrophe, un Magic Fan a été arrêté. Un homme reconnu par les policiers en charge des supporters de l'ASSE le 7 janvier 2018, lors du match contre Nîmes en coupe de France. Placé en garde à vue le 6 février, il comparaissait ce mercredi devant le tribunal. On reprochait à cet homme de 44 ans des violences et des dégradations. 

L’ audience a été repoussée à deux reprises pour pouvoir visionner les bandes de vidéo-surveillance. Mais mercredi, lors de la troisième convocation du supporter, le tribunal a décidé de jeter l’éponge : impossible de regarder les films. "Il nous faudrait quatre heures" dit le président du tribunal. "C’est impossible. Et les centaines de fichiers ne sont même pas timés"

Le directeur du stade, qui représente Saint-Étienne Métropole, partie civile dans le dossier, acquiesce lorsque le tribunal lui fait signe que les vidéos ne servent à rien. "_En 2019, vous aurez une vidéo-surveillance avec 200 caméras et des infra-rouges. On pourra tout voi_r" promet Jean-Jacques Fradin. 

Le bonnet comme seul coupable 

Alors les juges se contentent des photos. Des photos floues, trop sombres, prises de très loin. Tout le monde s’approche du président, et le jeu c’est de chercher un homme avec un bonnet vert, blanc et noir, censé être le prévenu. Le problème, explique le procureur de la République après une brève recherche sur internet, c'est que "ce bonnet on le trouve partout : il est en vente cette saison dans la boutique du club" ! Autre problème, lors des perquisitions ce bonnet n'a jamais été retrouvé chez le prévenu. 

L’avocat du Magic Fan insiste lui sur la personnalité du prévenu qui ne colle pas du tout avec ce qu’on lui reproche. Il est supporter depuis 25 ans, jamais une condamnation, ni une arrestation. Il est même reconnu par les stadiers comme quelqu'un "qui pondère dans les kops, et qui a évité souvent des problèmes". Maître Verilhac ironise alors "le seul coupable ici c’est le bonnet". 

Le parquet a demandé la relaxe au motif que le doute profite au prévenu. Il est suivi par le tribunal qui en quelques minutes tranche et innocente le supporter des Verts. Saint-Étienne Métropole, qui demandait 12.000 euros pour réparations des dégradations, est déboutée.