Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Violences au Centre départemental de l'enfance d'Eysines : le département ouvert à la discussion

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde, France Bleu
Eysines, France

Suite à la lettre ouverte envoyée à l'Elysée, le département de la Gironde et la direction du Centre départemental de l'enfance et de la famille d'Eysines vont rencontrer l'ensemble des salariés, pour apaiser les tensions. Les signataires ne décolèrent pas et assurent vouloir aller "jusqu'au bout".

Le centre situé à Eysines accueille 130 enfants et adolescents placés par la justice
Le centre situé à Eysines accueille 130 enfants et adolescents placés par la justice © Radio France - Pauline Pennanec'h

Après les dénonciations de violences au Centre départemental de l'Enfance et de la famille, le département ouvre la porte à la discussion. Secouée par la lettre ouverte envoyée à l'Elysée par certains membres du personnel, la direction de l'institution et les élus au Département vont rencontrer les 225 agents du centre dans les jours prochains pour apaiser les tensions.

Car les signataires de la lettre ouverte ne décolèrent pas, bien au contraire : "On ira jusqu'au bout, on ne lâchera rien !" insiste Fatima Lagrébi, aide médico-psychologique et déléguée syndicale CGT. Dans leur lettre ouverte, ils dénonçaient les agressions physiques, parfois sexuelles, les bagarres, les fugues et les menaces entre enfants. Au minimum 190 événements répertoriés en 2016 dans ce centre qui accueille 130 enfants et adolescents, âgés de 8 mois à 21 ans, en grande difficulté sociale ou psychologique.

À LIRE AUSSI ►►► Gironde : une lettre ouverte pour dénoncer l'insécurité au Centre Départemental de l'Enfance

"Un gamin de 13 ans et demi nous a dit qu'on l'avait détruit"

Des salariés arrivés à saturation, usés par cette banalisation de la violence. Des cas d'agressions verbales, physiques, mais aussi sexuelles, en témoigne Stéphane Daniélou, éducateur au centre : "Un des rares gamins qu'on a reçu il n'y a pas longtemps, qui relevait vraiment du social, nous a dit en partant qu'on l'avait détruit. Un gamin de 13 ans et demi. Il n'est pas acceptable pour nous de continuer à regarder ces enfants à être détruits par leur passage au foyer de l'enfance. Il y a un moment, il faut se poser la question de quel rôle nous jouons là-dedans."

Les salariés à l'origine de la lettre ouverte
Les salariés à l'origine de la lettre ouverte © Radio France - Pauline Pennanec'h

Depuis un an ils réclament davantage de moyens pour faire face à ces situations d'urgence, las de ne pas être entendus : "En donnant les moyens au CEDEF de prendre correctement en charge ces enfants, des moyens humains, ça ira mieux, souligne Fatima Lagrébi. C'est sûr, le risque zéro n'existe pas, mais justement on devrait tendre vers ça, surtout avec les drames qui se sont produits".

"On est très vigilant sur des passages à l'acte, mais le risque zéro n'existe pas"

La direction dit entendre ces alertes répétées par une minorité des agents précise-t-elle. Depuis l'an dernier, des moyens ont été mis en place : trente postes ont été créés en renfort. Claude Cayzac la directrice de la Protection de l'enfance et de la famille au département : "On a bien conscience de ces difficultés. On a essayé de doubler, même tripler les présences des éducateurs, renforcés sur des temps de psychologues. Mais il reste encore plein de choses à faire, c'est certain."

Claude Cayzac, la directrice de la Protection de l'enfance et de la famille au département, revient sur les agressions et ce qui a été fait

De leur côté les syndicats SUD et FO, majoritaires, disent ne pas être solidaires de leur action, alors que plusieurs centres comme la structure de Langon ont signé une lettre en soutien à la dizaine de salariés.

Violences au Centre Départemental de l'Enfance d'Eysines : le Département ouvert aux discussions - Reportage

Choix de la station

À venir dansDanssecondess