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Faits divers - Justice

Violences au lycée professionnel de Sassenage : les enseignants exercent leur droit de retrait

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Par , , France Bleu Isère, France Bleu

Les cours sont suspendus depuis lundi au lycée professionnel Roger-Deschaux, à Sassenage (Isère), près de Grenoble. Le personnel de l’établissement a décidé d’exercer son droit de retrait après des faits de violences de la part des élèves. Une délégation a été reçue ce mercredi au rectorat.

Le lycée professionnel Roger-Deschaux à Sassnage, près de Grenoble
Le lycée professionnel Roger-Deschaux à Sassnage, près de Grenoble - © Google

Sassenage, France

Depuis la rentrée, le personnel du lycée professionnel Roger-Deschaux à Sassenage (Isère) n’en peut plus. « On constate deux phénomènes : des violences et des agressions entre élèves, et envers les enseignants et les personnels de l’établissement » témoigne Angélique Bellin. Cette enseignante de Lettres et d’histoire a désormais le sentiment d’être en danger sur son lieu de travail.

« C’est pour ça que nous exerçons notre droit de retrait», regrette la professeure. « Nous ne sommes pas en grève, nous venons au travail, mais il nous est aujourd’hui impossible d’exercer nos missions car nous ne sommes pas en sécurité ». 

Une montée des acte de violence

Angélique Bellin travaille dans l’établissement depuis quinze ans. Elle vu la situation se dégrader au fil du temps. « Cela fait longtemps que nous alertons sur le recrutement dans l’établissement », indique-t-elle. Une montée des violences qui s’explique d’après l’enseignante par une démotivation des élèves de lycées professionnels qui se sentent de abandonnés. 

« _Avant nous étions un lycée technologique, ce qui permettait la mixité dans l’établissement. Aujourd’hui nous sommes uniquement un établissement professionnel qui forme au bac pro et au CAP, ce qui implique qu’_une partie des élèves sont décrocheurs, et en échec scolaire », qui plonge le lycée dans un climat de violences et pénalise d’ailleurs les autres élèves. 

"Nos élèves doivent être mieux considérés."

Pour retrouver une situation apaisée, Angélique Bellin et ses collègues demandent au rectorat plus de moyens : « nous avons un profil d’élèves particuliers, il faudrait que nous puissions dédoubler les classes pour un meilleur suivi, espère l’enseignante, il faut finalement que nos élèves soient mieux considérés ». 

Les personnels reçus au rectorat 

Ce mercredi, des représentants du  personnel de l’établissement ont été reçus par le rectorat. « Nous avons l’impression d’avoir été écoutés » affirme Angélique Bellin. « Un audit va être organisé dans notre établissement, pour que le rectorat constate les problèmes rencontrés, et trouve des solutions pérennes. »    
 

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