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Faits divers – Justice

Violences au Pouzin : un an de prison ferme à l'encontre de deux casseurs

mardi 4 décembre 2018 à 16:56 Par Florence Beaudet, France Bleu Drôme Ardèche

Les deux hommes interpellés samedi soir lors des échauffourées au Pouzin ont été condamnés ce mardi après-midi à un an de prison ferme et six mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Privas.

Scène de désolation dimanche matin au Pouzin
Scène de désolation dimanche matin au Pouzin © Radio France - CV

Le Pouzin, France

Un an de prison ferme, six mois avec sursis et interdiction de paraître en Ardèche pendant deux ans. C'est donc le jugement ce mardi après-midi à l'encontre de deux casseurs qui ont participé aux dégradations et aux violences à l'encontre des gendarmes samedi soir au Pouzin en Ardèche. Le tribunal n'a pas prononcé le mandat de dépôt, ils n'ont donc pas été envoyés en prison à l'issue de l'audience.

Ils affirment qu'ils ne faisaient que passer par là

Hakim, 36 ans habite Loriol. Il explique très calmement qu'il était venu voir sa compagne qui habite au Pouzin et est enceinte de huit mois. 

A 16 heures, ça commençait à gazer, j'ai demandé à ma compagne de rentrer chez elle explique Hakim, un des deux prévenus. 

Puis Hakim va voir les émeutes. "J'ai fait le curieux" dit-il. Il explique donc qu'il a regardé de loin les affrontements, qu'il est même allé voir des jeunes pour leur dire de rentrer chez eux.  Le président s'étonne de cette nouvelle version puisque lors de sa garde à vue, Hakim a dit qu'il avait jeté des pierres sur les gendarmes. "J'en avais marre , je voulais que ça s'arrête, je voulais sortir, j'avais une grosse pression des gendarmes" dit-il.  Hakim a un CDI dans une entreprise de plasturgie.  

Je rentrais tranquillement chez moi lorsque j'ai été interpellé explique Ahmed, 22 ans du Pouzin. 

Ahmed habite la cité Granouly. Il est titulaire d'un BTS, mais est au chômage. Lui aussi explique qu'il n'a pas pris part aux affrontements mais qu'il les a regardés de loin. 

Une version bien différente des gendarmes

Le patron des gendarmes de l'Ardèche redit la violence "inouïe" des affrontements face à des gendarmes qui n'étaient pas préparés à une opération de maintien de l'ordre. Le colonel Olivier Coulbeau explique qu'un peu après minuit, il ne restait plus qu'une dizaine de personnes extrêmement violentes. Parmi eux, les deux prévenus qui avec les autres attaquaient les forces de l'ordre.    

La décision du tribunal 

Les deux prévenus étaient accusés de violences à l'encontre des forces de l'ordre et de participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations.  Le tribunal les a relaxés du second chef de prévention. Oui, ils ont bien participé aux violences contre les gendarmes mais ils n'avaient pas prémédité leur geste en quelque sorte. 

Le tribunal a donc entendu les gendarmes qui expliquaient que des éléments sont arrivés vers 16 heures armés de couteaux, de masses et de cocktails molotov pour attaquer les militaires.  Les deux prévenus se sont mêlés aux groupes hyper violents, pris dans l'ambiance si l'on peut dire et légèrement alcoolisés. Cela signifie aussique, parmi ces groupes hyper violents et organisés, personne n'a été interpellé.