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Violences aux Provinces à Cherbourg : "Si vous voulez des patrouilles, il nous faut des effectifs "

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Par , France Bleu Cotentin

Après les violences samedi dans le quartier des Provinces de Cherbourg, la présence policière en question. Certains habitants dénoncent un quartier délaissé par les forces de l'ordre, où la violence augmente. Les syndicats de police de la Manche réagissent.

Les violences du 6 mars dans le quartier des Provinces à Cherbourg-en-Cotentin, se sont déroulés à proximité de l'ancien bureau de police désormais fermé
Les violences du 6 mars dans le quartier des Provinces à Cherbourg-en-Cotentin, se sont déroulés à proximité de l'ancien bureau de police désormais fermé © Radio France - Pierre Coquelin

Après les violences samedi 6 mars dans le quartier des Provinces de Cherbourg, certains habitants pointent du doigt le manque d'effectifs policiers, et dénoncent un quartier délaissé par les forces de l'ordre, où la violence augmente. On se souvient qu'en octobre dernier des pompiers et des policiers étaient tombés ici dans un "guet-apens".

Aujourd'hui - au 1er janvier - 121 fonctionnaires ( gardiens de la paix, gradés )  travaillent sur la circonscription de Cherbourg.

Pour les syndicats policiers, le quartier n'a rien d'une zone de non-droit, mais des effectifs oui il ne manque  : ils alertent depuis des années. 

Le premier constat c'est qu'on a fermé les bureaux de police et le dernier fermé est celui d'Octeville, il permettait d'avoir des échanges avec la population d'où peut-être ce sentiment d'insécurité :  une partie de la population regrette les ilotiers. Et le deuxième constat, il n'est pas rare que la sécurité publique doit aussi demander des renforts à la polices aux frontière de Cherbourg. Effectivement, il nous faut des effectifs. Cyril Postaire, Unité SGP Police FO

Un contact réduit entre police et population

Les violences se sont tout près de l'ancien bureau de police, désormais fermé, comme on a fermé ceux de  Querqueville ou encore d'Equeurdreville. Depuis, le contact entre police et population s'est lui aussi réduit et ce qui s'est passé ce week-end n'étonne pas Christelle Sanier , secrétaire départementale du syndicat Alliance Police " Vous ne pouvez pas demander des résultats si vous n'avez pas de moyens Si vous voulez de la présence, des patrouilles, des contrôles, vos avez besoin de moyens humains. Vous ne pouvez pas être en police secours et faire des patrouilles d'intervention comme on faisait en police de proximité il y a quelques années."

" ça fait des années que nous demandons plus de monde "

Surtout que l'insécurité et les trafics augmentent constate aussi le syndicat Unité SGP police Fo, Il demande des effectifs depuis des mois pour Cherbourg comme pour Granville. Un courrier a été adressé en décembre au préfet souligne  Cyril Postaire, le secrétaire départemental " il nous faut d'abord des policiers en tenue, qui sont là 24h sur 24 et aussi des collègues en investigations car la procédure pénale s'alourdit"

Les syndicats attendent maintenant septembre, le moment des mutations pour voir si leurs demandes ont été prises en compte. Unité SGP Police FO souhaiterait 5 à 10 fonctionnaires en plus à Cherbourg, et pourquoi pas qu'une demande soit faite pour classer Les Provinces en Quartier de reconquête républicaine, un statut lancé en 2018 et qui permet d'obtenir des effectifs supplémentaires

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