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Dossier : Coronavirus

Confinement : dans la Somme, l'association AGENA craint l'augmentation des violences conjugales

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Par , France Bleu Picardie, France Bleu

C'est l'une des conséquences terribles du confinement imposé par la lutte contre le coronavirus. Les violences conjugales augmentent. Plus 32% en zone gendarmerie selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. "Il faut craindre le pire", estime la directrice de l'association Samarienne Agena.

Illustration - les violences conjugales augmentent avec le confinement imposé en France
Illustration - les violences conjugales augmentent avec le confinement imposé en France © Maxppp - Maxppp

Gwenaël Leroy dirige l'association AGENA qui vient en aide aux femmes victimes de violences dans le département de la Somme. Après presque deux semaines de confinement lié à la lutte contre le coronavirus en France, elle craint une augmentation des violences au sein du foyer. 

France Bleu : Quelle est la situation dans la Somme ? Y a t-il plus de cas de violences conjugales depuis le début du confinement ?

Gwenaël Leroy : C'est une question à laquelle il est compliqué de répondre. Précisément en tous cas. Depuis le début du confinement nous avons très peu d'appels. Difficile de savoir donc comment cela se passe dans les maisons. En revanche, je peux vous dire que nous sommes inquiets pour ces femmes dont le conjoint pourrait profiter de cette période pour exercer encore plus d'emprise et de violence sur elles. Elles qui connaissent déjà l'enfermement. Donc c'est une véritable inquiétude pour nous. Le confinement enferme auteurs et victimes de violences H 24 et donc nous ne pouvons que craindre le pire. 

Comment travaille votre association dans ce contexte ? Est-ce facile de maintenir le contact avec celles que vous suivez ?

Disons que c'est plus compliqué c'est vrai. Maintenant tous nos services d'accompagnement et d'hébergement restent ouverts. Notre ligne téléphonique au 03 22 52 09 52 reste ouverte tout comme le 3919 qui est une réponse nationale. Malgré un effectif restreint notre objectif quotidien est de maintenir nos services en faveur des victimes. Alors c'est vrai qu'on a beaucoup de contacts humains habituellement et non pas seulement téléphoniques. Donc on s'adapte.

Heureusement les dépôts de plainte notamment sont toujours possibles, police et gendarmerie interviennent toujours dans les domiciles donc le voisinage à aussi son rôle à jouer. Maintenant, s'agissant de nos services, on ne traite que l'urgence. Les équipes se relaient pour être présentes sur tous nos sites de manière à pouvoir toujours intervenir en cas de besoin jugé indispensable. Notre fonctionnement est mis à rude épreuve. Mais bien moins rude que pour les victimes qui subissent les violences à la maison. 

Le ministre de l’intérieur a annoncé cette semaine la mise en place d’un dispositif. Les femmes battues ou qui se sentent en danger pourront lancer l’alerte en se rendant en pharmacie et en utilisant un code. Est-ce la bonne méthode ?

De toute façon il faut absolument trouver des solutions pour que ces victimes puissent alerter de leur situation et appeler à l'aide. Les pharmacies font partie des lieux accessibles, ouverts en période de confinement. Les victimes peuvent y accéder facilement dans ce contexte qui est très anxiogène pour elles. Donc je pense que c'est une solution tout à fait correcte et qui répond aux besoins potentiels des victimes. il faut que les pharmacies s'en saisissent mais je n'en doute pas et qu'elles aient clairement la marche à suivre pour prévenir les forces de l'ordre une fois l'alerte donnée. 

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