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Violences conjugales et sexuelles : un bureau dédié aux victimes au commissariat de Belfort

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Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard

Les victimes de violences conjugales et les enfants victimes de violences sexuelles sont reçus dans une salle dédiée dans le commissariat de Belfort. Le but : faciliter la libération de la parole.

 La salle Mélanie est conçue pour être une endroit apaisant et rassurant
La salle Mélanie est conçue pour être une endroit apaisant et rassurant © Radio France - Nicolas Wilhelm

Une salle "Mélanie" vient d'être inaugurée au commissariat de police de Belfort. Elle est à disposition des enquêteurs depuis le 25 novembre. Ce bureau leur permet de recueillir, dans un lieu calme, la parole des victimes de violences conjugales et des enfants victimes de violences sexuelles

"Nous sommes dans _un commissariat qui fonctionne 24h/24 et qui absorbe toute la violence_, toute la crise d'une ville, il y a des cris, donc il fallait un lieu calme neutre qui soit décoré avec des belles couleurs, à présent c'est ce que nous avons fait ici", explique Thomas Kieffer, Directeur départemental de la sécurité publique.

Le but, avec ce nouveau bureau c'est de "permettre aux femmes et aux hommes victimes de violences graves de pouvoir s'exprimer, d'expliquer ce qui a pu se passer pour le futur procès pénal qu'il peut y avoir", complète Béatrice Detienne, chef de la sûreté urbaine et référente "victimes" pour la Direction départementale de la sécurité publique du Territoire de Belfort.

C'est une première dans le département, ce bureau d'environ 12 m² est un concept canadien qui porte le prénom de la première enfant entendue en tant que victime. 

Un espace "apaisant"

L'idée c'est vraiment, de ne pas perturber les victimes, pour "axer l'attention sur les questions posées par les enquêteurs", précise la commandant de Police. Dans cette salle, tout a été pensé pour libérer la parole des victimes : un bureau avec un ordinateur, une chaise, un canapé, un tableau accroché au mur blanc et même des jouets pour les enfants. 

Les mineurs peuvent aussi être entendus dans cette salle, en particulier "des enfants qui peuvent être victimes de mauvais traitements mais également d'agressions sexuelles, détaille Béatrice Detienne. Cet entretien sera filmé et l’enquête retransmettra ultérieurement, sur procès-verbal, les déclarations qui ont été tenues par l'enfant."

Ce concept est encadré par le code de procédure pénale. Il garantit également la dignité des victimes selon le Parquet de Belfort.

Plus d'une plainte par jour pour violences conjugales à Belfort

L'an dernier, 146 femmes sont mortes sous les coups de leur partenaire ou ex-partenaire en France. Le commissariat de Belfort a enregistré 436 plaintes pour violences conjugales en 2019, dont plusieurs déposées par les mêmes victimes. 

Pour signaler ce type de violences, il y a plusieurs outils : composer le 17, envoyer un sms au 114 (112 pour des faits sur des enfants), laisser un message sur le site gouvernemental arretonslesviolences.gouv.fr. Il est possible de déposer une plainte à l'hôpital ou de s'adresser à une pharmacie en demandant un "masque 19". La pharmacie alertera alors les forces de l'ordre. 

Le 3919 est un numéro d'écoute et de conseil dédié. Les associations comme France Victimes Nord Franche-Comté, ou encore Solidarité Femmes peuvent aussi vous aider. 

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