Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice
Dossier : Grenelle des violences conjugales

Violences conjugales : "il existe tout un dispositif qui permet de protéger les victimes"

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Ce lundi, c'est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Une série de mesures sont annoncées pour clore le Grenelle sur les violences conjugales. La procureure de Thionville, Christelle Dumont, est "particulièrement attentive" à ces questions.

La procureure de Thionville, Christelle Dumont
La procureure de Thionville, Christelle Dumont © Maxppp - Pierre HECKLER

Thionville, France

Une cinquantaine de mesures ont été annoncées ce lundi par Edouard Philippe, le Premier ministre, pour clore le Grenelle sur les violences conjugales, dont  l'inscription de la notion d'emprise dans le Code pénal ou des postes supplémentaires dans les commissariats. A Thionville, le parquet se veut à la pointe de la lutte contre les violences conjugales. La procureure, Christelle Dumont, le souligne : "Nous sommes particulièrement attentifs à l'accompagnement des victimes sur le temps du dépôt de plainte."

A Thionville, la justice utilise spécifiquement le dispositif EVVI (évaluation des victimes d'infraction). "Lorsque les victimes de violences conjugales déposent plainte, elles sont accompagnées par une association sur le temps de l'enquête, précise Christelle Dumont. Elle va les aider dans les démarches, l'audition, la confrontation, parfois, la préparation du procès, et l'organisation de l'après."

Accueil par les forces de l'ordre : "c'est sans doute perfectible"

Beaucoup de victimes se plaignent aussi de la façon dont elles sont accueillies dans les commissariats et les gendarmeries. "C'est sans doute perfectible, concède Christelle Dumont. Mais à Thionville, les services de police et de gendarmerie sont attentifs à ce sujet, et les commandants d'unité veillent à un recueil de ces plaintes dans de bonnes conditions. Les choses évoluent, et ce Grenelle va permettre de faire évoluer la formation et la connaissance de ce phénomène complexe."

Les plaintes doivent être traitées "dans les meilleurs délais"

Autre moyen d'action : accélérer le traitement des plaintes. Par exemple, la jeune femme tuée à Oberhoffen-sur-Moder, en Alsace, il y a quelques jours, avait porté plainte contre son mari, mais il n'avait pas encore été entendu. Pour la procureure de Thionville, "il faut que ces sujets soient traités dans les meilleurs délais ; il faut aussi constituer, avant tout, une enquête avec des éléments de preuve".

La justice restaurative : "un dispositif qu'il faut renouveler"

Il faut également prévenir la récidive : pour Christelle Dumont, la création de centres de prise en charge pour les agresseurs, annoncée par Marlène Schiappa, va dans ce sens, tout comme une série d'autres mesures. Par exemple, la justice restaurative, expérimentée pendant neuf mois à Thionville : "la rencontre entre un groupe d'auteurs de violences conjugales et un groupe de victimes, qui ne se connaissaient pas. C'est un dispositif qu'il faut renouveler, qu'il faut aussi pouvoir financer."

Développer les ordonnances de protection

Comment mieux protéger les victimes ? Certaines associations, comme l'ATAV à Thionville, souhaiteraient que les ordonnances de protection soient davantage développées. Ce sont des mesures d'interdiction de contact, de retrait de la garde des enfants, de suppression de port d'arme, "des mesures civiles décidées par le Juge des affaires familiales, précise Christelle Dumont. Elles sont décidées suite à des requêtes de l'avocat des victimes ou du parquet. Elles durent quatre mois. Mais il y a d'autres dispositifs, notamment quand l'enquête est en cours. L'individu peut être placé sous contrôle judiciaire et on peut obtenir l'éviction du conjoint violent, qui peut dès lors obtenir une place en foyer d’hébergement."

Christelle Dumont, invitée de France Bleu Lorraine

Une fois que le procès a eu lieu, les sanctions peuvent aussi, notamment dans le cadre d'un sursis avec mise à l'épreuve, permettre d'empêcher l'agresseur de rentrer en contact avec son ex-conjointe. "Il y a donc tout un dispositif qui permet de protéger la victime", conclut la procureure de Thionville.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu