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Faits divers – Justice

Violences conjugales : "il faut que la peur change de camp", estime le procureur de Saint-Étienne

mercredi 13 mars 2019 à 21:59 Par Tifany Antkowiak, France Bleu Saint-Étienne Loire

"Il faut que la peur change de camp". C'est le message du procureur de la République de Saint-Etienne, après une vague d'affaires de violences conjugales en ce début du mois de mars.

Le procureur de la République de Saint-Étienne, David Charmatz
Le procureur de la République de Saint-Étienne, David Charmatz © Radio France - Marion Aquilina

Saint-Étienne, France

Le parquet de Saint-Étienne a vu passer six dossiers de violences conjugales en 48 heures en fin de semaine dernière. Trois étaient jugés ce mercredi en comparution immédiate. Le phénomène inquiète le parquet stéphanois, qui révélait il y a quelques jours qu'en 2018, les signalements de violences conjugales ont augmenté de 20%. 

Le procureur de la République, David Charmatz, s'inquiète pour les victimes évidemment. Et déplore l'insouciance des auteurs de ces violences. "Il faut qu'on donne connaissance aux auteurs de ces comportements qu'ils courent un risque important à frapper et à être violent dans leur couple, et que la peur elle change peut-être de camp", lance David Charmatz. "La loi on la connaît, on sait parfaitement que c'est interdit de frapper dans son couple, mais visiblement on n'a pas peur de la loi", poursuit le procureur de la République de Saint-Étienne. 

Il appelle à poursuivre la pédagogie et salue les dispositifs d'aide aux victimes (grâce aux associations, aux téléphones d'urgence par exemple), mais ajoute-t-il, "il y a des moments où il faut aussi faire peur parce qu'il y a des gens qui ne comprennent que ça". La peine encourue pour violences conjugales peut atteindre 10 ans de prison en cas de violences régulières et d'ITT supérieure à 8 jours.