Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Violences conjugales : "Il voulait me tuer" dit la femme qui s'était réfugiée sur une aire de l'A89

Un habitant de Gradignan en Gironde de 25 ans a écopé de 8 mois de prison ferme ce lundi en comparution immédiate à Périgueux, en Dordogne. Il avait violemment frappé son ex-compagne ce vendredi avant de la poursuivre jusque sur une aire d'autoroute de l'A89 à la frontière entre Dordogne et Gironde

La salle des pas perdus du tribunal correctionnel de Périgueux - illustration
La salle des pas perdus du tribunal correctionnel de Périgueux - illustration © Radio France - France Bleu Périgord

Un homme de 25 ans habitant de Gradignan en Gironde a écopé de 8 mois de prison ferme ce lundi devant le tribunal correctionnel de Périgueux. Peine non aménageable. Il est reparti en prison immédiatement après sa comparution immédiate.

Vendredi, il avait violemment frappé son ex-compagne alors qu'ils étaient dans la même voiture. Et alors que le prévenu avait beaucoup bu. C'est lors d'un trajet entre Bordeaux et Périgueux sur l'A89 que l'essentiel des violences a eu lieu, dans une voiture lancée à 130 km/h sur l'autoroute.

Finalement la victime réussit à se faire déposer sur l'aire des Palombières entre Dordogne et Gironde. Elle court se réfugier dans la station service. Un employé lui ouvre un local. Mais son agresseur la poursuit, frappe un chauffeur routier et brise une vitre pour la récupérer. Ils repartent alors vers la Dordogne où les violences continuent.

Témoin de la violence des coups, le visage de la jeune femme à l'audience. Tuméfié, avec un œil bordé de noir. A la barre, son corps semble encore tremblant, recroquevillé et son témoignage est glaçant. "Son intention était de me tuer, j'ai peur, j'ai très peur de lui" murmure-t-elle. "J'ai eu la peur de ma vie, j'étais complètement paniquée" ajoute-t-elle.

Une défense chaotique

Face à elle justement le prévenu dans le box. Insolent avec la présidente, il coupe la parole, multiplie les provocations. La présidente est même à deux doigts de le faire évacuer de la salle. "C'est moi qui aurait dû appeler SOS Femmes Battues depuis des années" lance-t-il finalement, affirmant que son ex compagne est la première à l'avoir frappé avec son téléphone portable.

"Mais c'est une très bonne maman avec ma fille de deux ans et demi" croie-t-il utile de préciser. Avant d'ajouter : "elle ne doit pas avoir peur, je ne suis pas un gangster, je ne vais tuer personne, et je paierai ce que je dois". 

Pour son avocat l'homme n'est d'ailleurs pas violent, la preuve, "il n'a jamais jamais été jugé aux Assises" dit-il. Selon lui, son client est surtout victime d'une "tentative d'obtenir la garde exclusive de leur enfant par la mère" (sic). 

"Compte tenu de votre attitude à l'audience, votre peine ne sera pas aménageable" conclut finalement la présidente en le condamnant à 8 mois de prison ferme et en le renvoyant en prison.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu