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Violences conjugales : les premiers bracelets anti-rapprochement déployés à Reims

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Alors que le confinement est une période "sensible" en ce qui concerne les violences conjugales, le bracelet anti-rapprochement va pouvoir être testé pour la première fois par le tribunal judiciaire de Reims. Il vise à améliorer la prise en charge des victimes.

Un modèle de bracelet anti-rapprochement présenté au Tribunal judiciaire de Reims.
Un modèle de bracelet anti-rapprochement présenté au Tribunal judiciaire de Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

Déjà utilisé en Espagne, ce bracelet anti-rapprochement pour les auteurs de violences conjugales a été lancé en septembre dans cinq villes de France et comme annoncé par le gouvernement, ce sont de nouvelles juridictions dont celle de Reims qui bénéficient du dispositif. Un protocole de mise en oeuvre a été signé ce jeudi 29 octobre entre le tribunal judiciaire de Reims et notamment les forces de l'ordre. Le principe est simple : un bracelet pour la victime, un bracelet pour l'auteur de violences, et les deux sont géolocalisés en permanence. 

Réduire le délai d'intervention des forces de l'ordre

"C'est un dispositif qui peut être mis en place avant condamnation, ou après, pour permettre de protéger les victimes avec une distance de sécurité qui permet de déclencher une alarme si l'auteur se rapproche de la victime", explique Vincent Dufourd, le président du tribunal judiciaire de Reims. Une zone de pré-alerte est déterminée par le juge, et une zone d'alerte pouvant aller jusqu'à 10 kilomètres

"D'où l'intérêt pour le magistrat qui va donner des indications sur le paramétrage de ce bracelet d'envisager une zone plus large, de sorte que les forces de l'ordre puissent intervenir en temps et en heure car si on met un kilomètre, si ça se passe dans l'Argonne ça va pas être possible", souligne Luciano Elia, directeur du Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de la Marne. 

Le bracelet anti-rapprochement : un dispositif de plus pour la lutte contre les violences conjugales.

Un outil de plus pour la lutte contre les violences conjugales 

Pour l'instant, seulement deux bracelets sont à disposition des juges dans la juridiction de Reims mais ce n'est qu'un début. Ils s'ajoutent à d'autres dispositifs déjà existants pour lutter contre le fléau des violences conjugales : l'éviction du conjoint dès le stade de l'enquête ou les téléphones grave danger (six sont attribués actuellement dans la Marne). "Aujourd'hui le délai d'intervention il dépend de l'appel de la victime, du téléphone grave danger, de l'appel des témoins et là on fait appel à la technologie, à une plateforme : c'est évidemment un pas de plus pour la protection des victimes", souligne Matthieu Bourrette, le procureur de la République de Reims

Le confinement : période de vigilance accrue sur les violences conjugales 

Entre le 1er janvier et le 30 septembre, 250 dossiers de violences conjugales ont été enregistrés dans le ressort de la juridiction de Reims. 80 ont été classés sans suites et 142 ont fait l'objet de poursuites pénales. "Avec un taux de condamnation quasi de 100% en ce qui concerne les dossiers jugés", précise Matthieu Bourrette, le procureur de la République de Reims. Durant le premier confinement de mars et avril, une augmentation des affaires de violences conjugales a été constatée, mais la hausse est inférieure à 10 %. 

C'est surtout une augmentation en proportion des interventions pour les forces de l'ordre. "Sans qu'il y aie eu dans le département une explosion des violences intra familiales lors du premier confinement, c'était la majeure partie des interventions et des interpellations qu'il nous restait", précise le général Bruno Louvet, qui commande le groupement de gendarmerie de la Marne. 

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