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Violences conjugales ordinaires devant le tribunal correctionnel de Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Un conjoint violent relaxé par le tribunal correctionnel de Nancy : sa compagne avait donné l’alerte en plein confinement dans une pharmacie deux jours après l’annonce du dispositif permettant de dénoncer des violences conjugales dans les officines par le ministère de l’Intérieur.

L’enquête de voisinage a révélé plusieurs disputes dans les semaines précédentes.
L’enquête de voisinage a révélé plusieurs disputes dans les semaines précédentes. © Radio France - Thierry Colin

L’enquête de voisinage a révélé plusieurs disputes mais aucune preuve n’a été apportée à la barre. Le prévenu reconnait les disputes « quand je suis fâché, je parle fort » lance-t-il devant des juges masqués. Cet après-midi-là, le trentenaire faisait la cuisine, le ton est monté pour une histoire d’argent et de jalousie. 

La victime était absente à la barre du tribunal correctionnel de Nancy ce vendredi. Le prévenu a reconnu les disputes mais a nié les coups. Le parquet a requis trois mois avec sursis mais n’a pas été suivi par les juges qui ont relaxé l’homme, âgé de 38 ans. 

Nouveau dispositif d'alerte

Sa compagne, âgée de 23 ans, enceinte de cinq mois, a pris peur et elle est sortie de l’appartement pour se rendre directement dans une pharmacie du quartier du Haut-du-Lièvre sur les hauteurs de Nancy où elle a donné l’alerte. Une première, ce 28 mars, pour un dispositif mis en place par le gouvernement, qui n’a pas forcément fait ses preuves.

Il ne m’a pas menacée avec le couteau, mais sachant qu’on avait déjà eu des disputes, j’ai eu peur

La police s’est rendu directement au domicile et le conjoint a été interpellé, en état d’ébriété. A l’audience, le prévenu ne reconnait pas avoir pris « un couteau en main » mais raconte la dispute et les pleurs qui s’en suivent.

Le procureur adjoint, Stéphane Javet, parle d’une affaire singulière, c’est la première fois que l’on dénonce, dans une pharmacie, des violences, et une affaire finalement très commune «qui met en exergue les difficultés d’appréhender ces questions de violences conjugales ».

Argent et jalousie

Une affaire parole contre parole avec une victime absente à l’audience qui a confié à la police vouloir se séparer de son conjoint avec qui elle est pacsée. Dans les procès verbaux cités à l'audience, la jeune femme explique: « il ne m’a pas menacée avec le couteau, mais sachant qu’on avait déjà eu des disputes, j’ai eu peur ». 

Une victime choquée avec une incapacité temporaire totale (ITT) d'une journée et qui ne s’est pas présentée à la barre du tribunal judiciaire. Son conjoint, intérimaire qui trie du plastique pour 1100 euros par mois et vit désormais chez son cousin, explique que ce jour-là, il avait pris plus de trois heures pour faire des courses et avait dépensé plus que prévu. « Elle était jalouse » ajoute le prévenu en confirmant qu’un jour elle avait cassé son téléphone portable après l’avoir consulté quand il dormait. 

Des bleus au visage dans l'ascenseur

Un dossier qui fait ressortir trois autres épisodes violents en février et la première semaine du confinement : mais pas de photo, pas de témoin et pas de main courante reconnait le parquet. C'est souvent le cas dans ce genre de dossiers reconnaissent les associations d'aide aux victimes présentes à la cité judiciaire de Nancy.

Un mois plus tôt, une voisine a entendu des coups et a hésité à appeler la police. Le lendemain elle reconnait avoir croisé la jeune femme avec des bleus au visage dans l’ascenseur de l’immeuble mais le conjoint, âgé de 38 ans, n’est pas poursuivi pour ces faits et bénéficie d’une relaxe... faute de preuves.  

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