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Violences conjugales pendant le confinement : 45.000 appels au 3919, "essor exceptionnel" des tchats en ligne

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Par , France Bleu

Le 3919 a reçu près de 45.000 appels pendant le confinement, révèle ce mercredi un rapport commandé par le ministère chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes. Les tchats en ligne ont aussi connu un "essor exceptionnel".

Le confinement a été un "révélateur" des violences conjugales, selon ce rapport
Le confinement a été un "révélateur" des violences conjugales, selon ce rapport © Maxppp - Florian Salesse

Le confinement, "révélateur" des violences conjugales. C'est la conclusion d'un rapport remis ce mercredi par Élisabeth Moiron-Braud, secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF), au ministère chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes. Un rapport de plus de 80 pages, sur les effets du confinement sur les violences conjugales.

Une hausse des appels au 3919 et du recours aux tchats en ligne

Première constat de ce rapport : la hausse significative du nombre d'appels au 3919, la ligne d'écoute pour les femmes victimes de violences conjugales. Selon ce rapport, 45.000 appels ont été reçus pendant la période du confinement. Avec un pic à plus de 29.000 appels en avril 2020 : c'est trois fois plus que la moyenne des mois précédents. 

Le rapport note aussi "l'essor exceptionnel" du recours aux tchats en ligne. Un moyen de communication "silencieux" pour les femmes confinées avec leur agresseur. Par exemple, les tchats de la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles « Arrêtons les violences » ont été multipliés par 17 pour les faits de violences intrafamiliales pendant le confinement. Même constat pour les SMS 114, multipliés par trois durant cette période.

Une hausse qui ne s'est pas arrêtée avec le déconfinement, puisque les associations s’inquiètent de l’augmentation des demandes d’écoute et de prise en charge des victimes depuis le 11 mai, indique le rapport.

500 personnes prises en charge dans les pharmacies et les centres commerciaux

Après la création de points d'accueil dans les pharmacies pour les victimes de violences intrafamiliales, 8 signalements ont été enregistrés, dont 5 ont donné lieu à des interpellations immédiates. Le rapport préconise donc de maintenir le signalement des violences conjugales dans les pharmacies et de sensibiliser et/ou former les pharmaciens aux violences conjugales

De plus, 91 points d'accueil éphémères ont été mis en place dans des centres commerciaux pendant le confinement, surtout dans les régions Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Ils ont permis d'accompagner 412 femmes, 52 hommes et 33 enfants. 

Moins de féminicides mais plus de tentatives de meurtres

Selon ce rapport, du 16 mars au 11 mai, 13 affaires d’homicides au sein du couple ont été recensées par le ministère de la Justice, contre 21 entre le 1er janvier et le 15 mars 2020. Lors du confinement, 7 femmes ont été tuées par la personne avec laquelle elles étaient en couple, 6 hommes ont également été tués ainsi que 3 enfants.

En revanche on relève 16 tentatives, contre 32 début 2020, soit 2 par semaine pendant le confinement contre 1,6 sur la période précédente. 

Par ailleurs, les interventions des forces de l'ordre à domicile pour tout type de différend familial ont augmenté de 42% pendant cette même période par rapport à 2019, et sont toujours en hausse de 20% après le déconfinement. Le rapport préconise d'ailleurs de permettre aux victimes de déposer plainte directement à leur domicile en cas de nouveau confinement.

Au total, 2.900 faits de violences conjugales ont été enregistrés par les tribunaux durant le confinement, dont 430 ont déjà été jugées.

Développer la communication auprès des jeunes

Parmi les recommandations faites par le rapport, le développement de la communication sur les réseaux sociaux, comme les applications WhatsApp, Snapchat, Tiktok etc.). Cela doit permettre de "faciliter la prise de contact pour les victimes et particulièrement les plus jeunes". 

Le rapport recommande également de réaliser une cartographie nationale des lieux d’accueil et d’accompagnement ouverts au public.

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