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Faits divers - Justice

Violences conjugales : une quinzaine de femmes disposent d'un téléphone d'urgence dans le Finistère

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Par , France Bleu Breizh Izel

L'homme soupçonné d'avoir tué à coups de couteau sa femme le 10 novembre 2019 dans le Bas-Rhin a été mis en examen, et la fille de la victime reproche notamment aux forces de l'ordre d'avoir mis trop de temps pour arriver. Dans le Finistère, une quinzaine de femmes disposent de téléphone d'urgence.

Le Finistère dispose d'une quinzaine de téléphones grand danger (photo d'illustration).
Le Finistère dispose d'une quinzaine de téléphones grand danger (photo d'illustration). © Maxppp - Jean-François Frey

Concarneau, France

Est-ce que les forces de l'ordre auraient pu intervenir plus vite ? La fille de la femme tuée par son mari en Alsace le 10 novembre 2019 reproche aux forces de l'ordre d'avoir mis trop de temps à arriver le soir des faits. Dans le Finistère, depuis 2015, les préfets de Quimper et de Brest peuvent attribuer des "téléphones grave danger", des téléphones d'urgence, en cas de violences conjugales.

Le téléphone grave danger est attribué par le procureur lorsque le conjoint ou ex-conjoint est violent, sans être incarcéré. "C'est une touche d'alerte qui permet d'aviser immédiatement les forces de l'ordre, qui savent que la situation est grave et urgente, et qu'il faut intervenir pour assurer la sécurité de la victime", explique Thierry Lescouarch, procureur de Quimper. En effet, les forces de l'ordre ont à leur disposition pour chaque téléphone les informations et l'adresse de la femme et de son conjoint violent. 

Le dispositif a fait plusieurs fois ses preuves dans le département. Un des téléphones a notamment servi dans le secteur de Concarneau. Il avait été attribué à une femme suivie par l'association l'Abri Côtier Urgence Femmes, explique sa présidente Yvonne Guichard-Claudic :

ECOUTEZ : comment un téléphone grand danger a permis de faire incarcérer un conjoint violent et menaçant.

Le conjoint a donc été incarcéré suite à ce signal d'alerte. Sauf que depuis, l'homme est sorti de prison et la victime s'est vu retiré le téléphone. Pour Jacqueline Guérin, vice-présidente de l'association,  le téléphone seul ne suffit pas. "Quelqu'un qui veut tuer une autre personne a amplement le temps. Le téléphone grand danger sécurise, peut servir dans certains situations, mais il y a quand même des situations où on est complètement démuni."

Quelqu'un qui veut tuer une autre personne a amplement le temps - Jacqueline Guérin, vice-présidente de l'association l'Abri Côtier

Le dispositif doit être accompagné de moyens complémentaires, selon Yvonne Guichard-Claudic : "Coupler avec le bracelet électronique pour l'agresseur pourrait permettre de démultiplier l'efficacité du dispositif.

La victime en Alsace avait aussi déposé une main courante et porté plainte.

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