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Faits divers – Justice

Violences faites aux femmes : la vague de protestation grossit en Pays Basque

jeudi 23 novembre 2017 à 20:47 Par Bixente Vrignon, France Bleu Pays Basque

Contexte particulier pour la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes en Pays Basque. Elle a lieu en plein procès de cinq hommes accusés de viol sur une femme à Pampelune. Et les femmes ont le sentiment qu'on demande à la victime de se justifier.

Itziar Varela et Marie Céza chargées des droits des femmes à Hendaye
Itziar Varela et Marie Céza chargées des droits des femmes à Hendaye © Radio France - Bixente Vrignon

Pays Basque, Pyrénées-Atlantiques, France

Samedi 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Comme partout ailleurs, en Pays Basque on organise des colloques, des rencontres, dans les lycées, l'hôpital, une projection de film à Hendaye, et un rassemblement à Bayonne. Mais le contexte est particulier : depuis lundi à Pampelune, a lieu le procès de cinq hommes dont deux militaires espagnols, originaires de Séville, accusés du viol d'une jeune madrilène pendant les fêtes de Pampelune.

La victime suivie par un détective

Ils ont filmé la scène et l'ont diffusée sur les réseaux sociaux. Et le procès provoque la colère des associations de défense des droits des femmes : le juge a admis comme preuve le rapport d'un détective privé qui a suivi la femme victime pendant plusieurs mois. Il en ressort que la jeune femme mène une vie normale... donc qu'elle n'est pas traumatisée !

Itziar Varela, élue à Hendaye: "On protège d'abord la victime, pas le contraire"

Itzair Varela est élue à Hendaye, elle organise la journée du 25 novembre. Elle suit de près le procès: "Ce qui fait mal aux gens, c'est que cette femme, en plus d'avoir été violée, on l'a jugée avant même que le procès ait lieu. On lui a mis un détective privé, on dit qu'elle a refait sa vie, qu'elle sort, donc qu'elle elle est pas si mal que ça! Sinon elle resterait chez elle... Ces choses là, ça met en colère!"

En soutien, le hashtag #YoTeCreo

"Ce qu'ils ont réussi -poursuit l'élue hendayaise- c'est à conscientiser les gens, que les gens montrent leur soutien, et à faire naitre ce hashtag #YoTeCreo (Moi Je te Crois). Elle, elle parle, elle a réussi à porter plainte -et tout le monde sait que c'est le plus dur- et on vient encore mettre en doute sa parole!!!"

On te viole et on t'espionne

Sur Internet fleurissent les vidéos comme celle-ci qui dit : "D'abord on te viole, ensuite on enquête sur toi, sans te le dire. On t'espionne. Les médias se remplissent de messieurs qui expliquent savamment qu'il n'y a pas suffisamment de preuves pour dire que les relations n'étaient pas consenties (...) Combien de dégâts fait le machisme chaque jour? "La meute" c'est le patriarcat poussé au maximum. Ce cas est la preuve douloureuse qu'il s'agit d'une guerre. Et toi ? Tu es dans quel camp?"