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Violences faites aux femmes : une convention pour favoriser les signalements au CHU de Reims

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Elle a été signée le 30 avril 2020 pour une mise en application depuis le 1er juillet. Une convention, signée entre le CHU de Reims, l'association Le Mars et les services police, gendarmerie, parquet, permet déjà de favoriser les signalements de violences conjugales.

CHU de Reims
CHU de Reims © Maxppp - Christian Lantenois PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS

Le Parlement a adopté dans  la nuit de mardi à mercredi une proposition de loi destinée à mieux protéger les victimes de violences conjugales. Elle autorise une exception au secret médical en cas de danger immédiat. Une mesure directement issue du Grenelle des violences conjugales. En marge de cette loi, des initiatives locales méritent d'être soulignées comme cette convention signée le 30 avril dernier entre le CHU de Reims, l'association Le Mars d'aide aux victimes, les services de police, de gendarmerie et du parquet de Reims.

Signalement et coupons-violences pour aider les victimes

Cette convention donne la possibilité aux soignants, avec l'accord de la victime, d'adresser un signalement qui alerte les autorités. Ce n'est pas une plainte mais un document signé par la victime que peut accompagner un certificat médical. Ce signalement permet aussi de solliciter le soutien de l'association Le Mars. Une association qui, par le biais de sa permanence à la cellule médico-judiciaire au CHU de Reims, peut directement accompagner la victime. Des coupons-violences sont donnés pour permettre une mise en relation rapide et efficace. Accompagnement, soutien psychologique, recours à un avocat sont notamment proposés. 

Des victimes qui se sentent parfois responsables des coups reçus

"Nous passons du temps avec les victimes explique le docteur Carole Carolet qui assure l'accueil aux services des urgences du CHU de Reims. C'est au moins à chaque fois une bonne heure de dialogue avec la victime pour la convaincre de faire ce signalement. Certaines femmes sont sous _l'emprise de l'auteur des faits_, certaines considèrent parfois qu'elles sont responsables des coups reçus. Dans cette phase aiguë d' hospitalisation, elles sont encore choquées et nous avons plus de chance de faire accepter le signalement". C'est sans doute le meilleur moment pour le faire. Le docteur Carolet estime que si le signalement n'est pas fait à ce moment là, il y a 80% de risques que la victime abandonne les poursuites.

Depuis le 1er juillet, au moins deux signalements ont été effectués. L'intérêt pour le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, à l'origine de cette convention unique dans le département de la Marne est bien de n'oublier aucune victime de violences conjugales. Une priorité pour son parquet.

L'association d'aide aux victimes Le Mars a recensé 438 cas de femmes victimes de violences conjugales sur le département de la Marne en 2019.

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