Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Violences, gardes-à-vues et vidéos virales après le nouveau week-end de mobilisation des Gilets jaunes à Quimper

lundi 11 mars 2019 à 6:14 Par Aurélie Lagain et Hervé Cressard, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

Trois personnes étaient toujours en garde-à-vue dimanche soir après les débordements de la manifestation des Gilets jaunes à Quimper. La préfecture dénonce des violences, plusieurs vidéos font aussi le buzz sur les réseaux sociaux.

Lors de la manifestation à Quimper
Lors de la manifestation à Quimper - Capture d'écran Facebook

Quimper, France

Trois personnes étaient encore en garde-à-vue dimanche soir, selon le parquet, après les heurts violents en fin de manifestation des Gilets jaunes samedi à Quimper, entre casseurs et forces de l'ordre. La préfecture du Finistère évoquait alors neuf personnes interpellées, alors que la manifestation avait été modeste, 800 manifestants maximum pour un rassemblement régional. 

Mais en fin de défilé, les violences ont commencé, des débordements bien préparés. "De nombreux projectiles (pierres, bouteilles, cocktails molotov, grilles, etc.) ont été jetés sur les forces de l’ordre", rappelle la préfecture, "un blessé (à la jambe) et plusieurs contusionnés sont à déplorer parmi les forces de l’ordre". Des manifestants auraient rempli leur sac à dos de pierres de ballast à la gare, brièvement occupée . 

Aux abords de la préfecture, l'objectif était affiché, le round d'observation n'aura duré qu'un quart d'heure avant les premiers échanges : pierres, bouteilles, matériel de chantier, boulons d'un coté, lances à eau et grenades lacrymogènes de l'autre, puis des charges de gendarmes, dépassant la place de la Résistance près de la préfecture pour se poursuivre dans le centre historique de Quimper.

Le préfet du Finistère a demandé au parquet de poursuivre l'organisateur de la manifestation non-déclarée.

Mais dimanche également, trois vidéos ont fait le buzz sur les réseaux sociaux, même si ces quelques secondes d'images ne représentent pas la totalité d'un événement. On y voit un manifestant sauter dans la rivière pour échapper aux forces de l'ordre, l'image d'un gendarme écrasant des lunettes et un Gilet jaune recevant une dizaine de coups de matraques alors qu'il s'accrochait à la rambarde d'un pont.

Cette troisième vidéo a été visionnée plus de 730.000 fois sur les réseaux sociaux. Le jeune homme s'appellerait Max, il aurait été frappé au dos à au moins neuf reprises.. Selon Lionel Botorel, le "street médic" qui a filmé la scène, il aurait déjà été touché par une balle de LBD (lanceur de balle de défense), au visage le 17 novembre à Quimper : "Ce n'était pas lui qui était visé par la charge des gendarmes, mais des personnes qui se sont enfuies en courant. Max s'est fait attraper par la deuxième charge, les gendarmes l'ont matraqué assez violemment, ça a duré au moins 45 secondes". Le jeune homme a été soigné, pour un "énorme hématome au niveau du mollet, du côté droit de la tête, des saignements au nez et au niveau du cuir chevelu." La préfecture n'a pas souhaité commenter.