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Faits divers – Justice

Violences lors de la manifestation du 14 avril à Montpellier : six mois requis contre un étudiant

mardi 29 mai 2018 à 4:14 Par Marion Bargiacchi, France Bleu Hérault et France Bleu

L'audience de l'étudiant de 23 ans suspecté de violences à l'égard de policiers lors de la manifestation de "convergence des luttes" à Montpellier le 14 avril dernier laisse planer beaucoup de doutes sur le déroulé des faits.

La manifestation du 14 avril 2018 à Montpellier
La manifestation du 14 avril 2018 à Montpellier © Maxppp - RICHARD DE HULLESSEN

Montpellier, France

Lundi 28 mai, se tenait le procès d'un des casseurs présumés de la manifestation du 14 avril à Montpellier. Un jeune de 23 ans, Abidjahel, étudiant en 3e année de lettres modernes à l'université Paul Valéry.  Lui sont reprochées des violences physiques sur deux policiers ainsi que des outrages, une participation à un groupement en vue de commettre des violences et des faits de rébellion.

Une audience parsemée de doutes

L'audience commence avec une question : est-ce que le procès doit-il avoir lieu ? L'avocat du prévenu pointe des irrégularités lors de l'arrestation de son client : des délais trop long entre les procès verbaux, un contrôle judiciaire non mentionné... suffisamment de manquements pour demander une annulation du procès. 

Le tribunal va quand même écouter les différentes parties. Et le doute s'insinue partout. Le suspect tenait-il un pavé dans la main, ou avait-il un caillou dans sa poche ? A-t-il menacé de lancer ce caillou ou ce pavé sur les policiers avant d'être plaqué au sol ? Lors de son arrestation, les policiers ne trouveront aucun objet susceptible de faire du mal à lui même ou autrui. 

Un prévenu "étudiant lambda"

A 23 ans, il a toujours vécu chez sa mère, une mère qui n'a pas beaucoup d'argent et qu'il aide en travaillant quand il peut : des petits boulots d'ouvrier agricole l'été, ou vendeur dans un magasin bio à côté de ses cours.

Pour le soutenir devant le tribunal, deux témoins dont une autre étudiante présente lors de la manifestation. Elle explique que le jeune homme n'a pas un comportement violent lorsque les policiers le plaquent au sol. Les CRS eux, disent que l'étudiant s'apprêtait à lancer "quelque chose" vers eux.  

Pour le procureur même s'il est difficile de prouver que le suspect a eu l'intention de jeter un projectile sur les forces de l'ordre, il possédait du sérum physiologique, un sérum qui soulage les effets du gaz lacrymogène.. preuve qu'il était préparé et prêt à en découdre.

42 arrestations en avril

La manifestation de "convergence des luttes" avait rassemblé 2000 personnes dans les rues Montpellier le 14 avril dernier. En tête de cortège, environ 80 manifestants violents. Ils ont brisés des vitrines, mis le feu à des poubelles, tagué les murs et les commerces du quartier de l'Écusson.  42 personnes avait été placées en garde à vue, deux présentées devant le tribunal. Un homme de 31 ans condamné à 3 mois de prison ferme.

Le délibéré du jugement sera connu le 18 juin prochain.  Le procureur a requis une peine "d'avertissement" : six mois de prison avec sursis.