Faits divers – Justice

Violences à Sarcelles : "Ce qui s'est passé est intolérable" selon Manuel Valls

France Bleu lundi 21 juillet 2014 à 8:32 Mis à jour le lundi 21 juillet 2014 à 12:26

Les violences ont éclaté après une manifestation à Sarcelles
Les violences ont éclaté après une manifestation à Sarcelles © MaxPPP

Le ministre de l'Intérieur était ce lundi matin à Sarcelles (Val d'Oise), au lendemain de violences et de pillages qui ont éclaté dimanche après-midi, après une manifestation pro-palestinienne. Le rassemblement avait été interdit par la mairie. Le ministre dénonce des "actes graves, intolérables". Manuel Valls a également qualifié ces actes "d'intolérables", lundi.

"Quand on s'approche d'une synagogue, qu'on brûle une épiceria parce qu'elle est tenue par un juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées ", a tenu à déclarer le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lundi, lors d'un déplacement à Sarcelles, dans le Val-d'Oise. Un déplacement qui faisait suite aux violences survenues dimanche , après une manifestation de soutien aux Palestiniens de Gaza.

Le Premier ministre Manuel Valls a également réagi, pendant un déplacement dans la Drôme : "Ce qui s'est passé à Sarcelles est intolérable ", a-t-il déclaré, ajoutant que "rien en France ne peut justifier la violence, rien ne peut justifier qu'on s'en prenne à des synagogues, à des épiceries, des magasins, des institutions juives ". 

Dimanche à Sarcelles, plusieurs commerces ont été saccagés ou pillés, dont une épicerie casher. Cette dernière avait déjà été prise pour cible par un attentat antisémite, en septembre 2012, commis par le groupe de "Cannes-Torcy", démantelé depuis. Des voitures ont également été brûlées, et du mobilier urbain saccagé. Les forces de l'ordre ont tiré des lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les casseurs. Trois policiers ont été blessés dans les affrontements.

"Rien ne peut justifier de telles violences"

Dix-huit personnes ont été interpellées à l'issue de ces violences. Le rassemblement organisé dimanche après-midi avait été interdit par la mairie , par crainte de débordements. Bernard Cazeneuve a rappelé qu'il est "légitime " d'exprimer sa position sur les événements à Gaza, mais juge "intolérable que l'on s'en prenne à des synagogues ou à des commerces parce qu'ils sont tenus par des juifs. Rien ne peut justifier de telles violences ", explique-t-il. 

Ces débordements ont eu lieu un jour après ceux du quartier de Barbès, à Paris . Samedi, des milliers de manifestants avaient défilé en soutien aux Palestiniens de Gaza, malgré l'interdiction des autorités. Des heurts avaient également éclaté en fin de manifestation : dix-sept policiers et gendarmes avaient été blessés, et 19 personnes étaient encore en garde à vue dimanche.