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Violences sexuelles dans le patinage : "Je n'ai pas protégé Gilles Beyer", se défend Didier Gailhaguet

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le patron du patinage français Didier Gailhaguet est revenu mercredi en conférence de presse sur le scandale de violences sexuelles qui touche la Fédération française des sports de glace. Il a assuré n'avoir jamais couvert Gilles Beyer, accusé de viols par l'ex-patineuse Sarah Abitbol.

Didier Gailhaguet, le président de la fédération française des sports de glace, le 5 février 2020 lors d'une conférence de presse
Didier Gailhaguet, le président de la fédération française des sports de glace, le 5 février 2020 lors d'une conférence de presse © AFP - FRANCK FIFE

Le patron du patinage français Didier Gailhaguet s'est défendu mercredi d'avoir couvert les agissements de l'ancien entraîneur Gilles Beyer, accusé de viols par plusieurs patineuses.

"Je n'ai absolument pas protégé Gilles Beyer", a déclaré le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), lors d'une conférence de presse affirmant avoir appris les accusations de viols de l'ex-patineuse Sarah Abitbol "il y a une semaine et demi", pour des faits remontant à plus de 20 ans. Il a affirmé également avoir demandé que l'ex-entraîneur Gilles Beyer, n'encadre plus de mineurs.

"Je n'avais jamais entendu parler de ces viols"

"Je n'avais jamais entendu parler de viol sur les personnes d'Hélène Godard et Sarah Abitbol", a déclaré Didier Gailhaguet président de la Fédération française des sports de glace lors d'une conférence de presse.  Le président de la Fédération s'en est également pris nommément à Gwendal Peizerat : "Tout le monde savait ? Que diable ceux qui savaient n'ont pas dénoncé les faits ? Il est trop facile de venir baver sur les plateaux de télé en disant que tout le monde savait, sans n'avoir rien dit avant."

"M. Beyer a été placé dans une fonction purement administrative" puis "M. Beyer et son club ont continué d'organiser des stages en internat avec des mineurs, avec la bénédiction des services déconcentrés de l'Etat, les directions régionales qui entérinent, le nécessaire agrément donné aux clubs, avouez que ça ne manque pas de sel", a détaillé ce mercredi, Didier Gailhaguet, d'une conférence de presse.

"J'ai fait bien davantage que mon travail avec les moyens dont dispose une fédération, à cet instant et avec mon inexpérience de l'époque. Une fédération sportive, ce n'est pas la police, ce n'est pas la justice, ce ne'st encore moins le ministère des sports", s'est justifié, Didier Gailhaguet.

"Parler de réseau de copains, s'auto-protégeant, d'omerta... De biens grands mots pour désigner une méconnaissance des faits et des dysfonctionnements avérés, y compris ceux de l'Etat, c'est trop facile. S'il fallait condamner des gens sur l'unique rumeur, il n'y aurait plus personne dans cette salle."

"Je suis sali par des minables"

"Il y a eu une première enquête qui a été faite sur M. Beyer par le ministère des Sports et c'est moi qui l'ai demandée à madame Buffet et personne d'autre", a indiqué Didier Gailhaguet, ce mardi lors d'une conférence de presse. "Sur ce dossier, les services du ministère des sports ont dysfonctionné", même "si Madame Buffet a été une bonne ministre".

"Je suis sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail, ni l'homme". Le patron du patinage français Didier Gailhaguet a qualifié mercredi de "ministre moralisatrice" Roxana Maracineanu, la ministre des Sports qui a demandé sa démission au regard du scandale de violences sexuelles qui touche la Fédération française des sports de glace.

Le gouvernement soutient "évidemment" la demande de démission

"Pour être démissionnaire, il faudrait que j'ai commis une faute. Or je n'estime pas en avoir commise. Des erreurs certainement, et plusieurs, mais pas de fautes", a détaillé ce mercredi, Didier Gailhaguet. Et d'ajouter : "Je suis un homme imparfait mais je suis un homme clean".

La demande de démission de Didier Gailhaguet est "évidemment partagée par l'ensemble du gouvernement", a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth N'Diaye. Mardi, Didier Gailhaguet avait annoncé qu'il ne prendrait pas de décision sur une éventuelle démission avant la fin de l'inspection administrative demandée par la ministre des Sports Roxana Maracineanu. Cette mission peut prendre plusieurs semaines.

Quatre des seize membres du bureau exécutif de la Fédération française des sports de glace (FFSG) ont démissionné, en désaccord avec le maintien en poste de leur président Didier Gailhaguet, en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage.

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